Index des actes transcrits ou annotés
Index des actes transcrits ou annotés
Jeanne RUSSET est la sœur de Marie RUSSET ☸, notre ancêtre direct. Marie avait épousé Gabriel VALLÉE, notre aïeul, en juin 1704. De son côté, Jeanne avait épousé JEAN VALLÉE, le frère de Gabriel.
Le 27 janvier 1716, un lundi, Jeanne, sentant sa mort arriver, et "comme il n'y a rien de si certain que la mort",fait rédiger son testament par Maître DUPONT, notaire au marquisat de Chef-Boutonne et résidant au village de Bret, à côté d'Aubigné.
La première partie du testament rend grâce à Dieu, Jésus et à la vierge Marie. Jeanne se déclare saine d'esprit, de bonne mémoire et d'entendement.
Elle lègue à son mari "le peu de biens qu'il a plu à Dieu de lui donner".
Les deux témoins présents lors de la rédaction du testament sont François GAUVAIN (qui a signé) et Louis PINSARD, laboureurs demeurant à Aubigné.
Cet acte daté du 9 décembre 1720 enregistre une transaction d'accord entre, d'une part, Françoise GAZEAU, représentée par son mari, Jacques Michel LEMOYNE et, d'autre part, François SOUVIGNON.
Les LEMOYNE résident au village de Fleury, paroisse d'Aubigné, et François SOUVIGNON, laboureur, dans la bourg d'Aubigné.
Je ne suis pas parvenu à identifier précisément l'objet du litige qui semble remonter à loin car il est fait référence à des actes datés de février et octobre 1692 signés par Maître PELLERIN notaire à Chef Boutonne.
Cette transaction d'accord intervient entre les deux parties pour préserver "l’amitié entre elles et pour éviter un procès qui aurait pour cause la ruine de l’une ou de l’autre des parties".
Quoiqu'il en soit, François SOUVIGNON s'engage à verser à Jacques GAZEAU, père de Françoise, la somme de cinquante-neuf livres et douze sols pour clore le procès à l'amiable.
L'acte mentionne un procès au Présidial de Poitiers. Il s'agit d'un tribunal de justice faisant partie des 40 Présidiaux ressortissant du parlement de Paris et créés en 1551.
Contexte
Décembre 1720, les habitants d'Aubigné sont réunis dans l'église pour nommer les quatre notables de la paroisse.
A cette époque, les paysans doivent payer un impôt royal dénommé taille. Les notables de la paroisse sont chargés de la perception de cette taxe et sont parfois obligés de payer la part des contributeurs défaillants.
Objet de l'acte
Le 15 décembre se tient donc l'assemblée de la paroisse d'Aubigné. Les habitants doivent délibérer entre eux de la nomination de quatre notables. L'acte mentionne le Commissaire en charge de l’établissement de la taille proportionnelle et une vérification à effectuer par le Lieutenant général. Les habitants ont unanimement nommé pour notables les personnes de René BODIN demeurant à Fleury, François SOUVIGNON du bourg d'Aubigné, Gabriel GUERIN demeurant au Prémorin et Antoine BARETON demeurant au bourg d'Aubigné.
L'acte a été établi et signé par maître Yves DUPONT, notaire auprès du Marquisat de Chef-Boutonne.
Remarques
Je ne suis pas encore parvenu à déchiffrer tous les termes ou noms figurant dans ce document mais l'interprétation ci-dessus me semble correcte.
Parmi les paroissiens ayant comparu lors de l'assemblée, on note : Jacques Michel LE MOYNE, Étienne BARRAUD, Gabriel VALLÉE, Michel DANIAU, François DANIAU, Jean DURAND, René REVILLAUD, Jacques BAUDIN, Pierre BREARD, Jean BREARD, Jean SOUVIGNON, Pierre MOUNIER, Gabriel GUERIN et Jean LITOU.
Le Jean SOUVIGNON présent à l'assemblée et signataire en bas de l'acte n'est pas notre ascendant direct (le fils de François). C'est probablement un parent de François qui sait signer et dont on retrouve le paraphe sur plusieurs actes de la même époque. Le fils de François, lui, signe avec son prénom et son nom écrits en toutes lettres.
Gabriel VALLÉE est le futur beau-père de Jean SOUVIGNON, fils de François, dont le mariage en juillet 1725 a fait l'objet d'un contrat commenté ci-après.
Jacques Michel LE MOYNE est la personne avec qui François SOUVIGNON a signé une transaction d'accord quelques jours plus tôt (voir document précédant).
Le dimanche 10 mai 1722, après la messe célébrée par le curé Jean-Baptiste BUSSEAU, l'assemblée des habitants, instance de décision paroissiale, est convoquée devant la porte et principale entrée de l’église à la demande de Pierre MOUNET charpentier et comme le veut la coutume.
L'objet de cette assemblée est de nommer un nouveau syndic, chargé de remplacer Pierre MOUNET quand celui-ci ne peut assumer sa charge de traiter les affaires de la paroisse.
C'est François SOUVIGNON qui est nommé à cette fonction par l'assemblée des habitants.
Entre autres habitants ont comparu Gabriel VALLÉE (futur beau-père de Jean SOUVIGNON), Gabriel GUYON, Pierre VAUGEOIS "et autre Pierre VAUGEOIS" (deux homonymes), François RICHET, Jean SOUVIGNON, Jean DURAND, Denis DAIGNEAU, Pierre ARNOU, Louis Jollet, François FRAIGNEAU, Gabriel GUERIN, Étienne BARRAUD, François DURAND, Pierre ARRANY.
Comme pour l'acte précédent, le Jean SOUVIGNON présent à l'assemblée et signataire en bas de l'acte n'est pas notre ascendant direct (le fils de François).
En bas du document, on trouve les signatures de François RICHET, P. VAUGEOIS, J. SOUVIGNON, DAIGNEAU, Michel DANIAU, P. VAUGEOIS, FRAIGNEAU et celle d'Yves DUPONT, notaire du marquisat de Chef-Boutonne chez qui l'acte a été enregistré.
Pour l'anecdote, René SOUVIGNON, un des petit-fils de François, épousa Marguerite MOUNET, la petite fille de Pierre.
Le dimanche 17 octobre 1723, après la messe célébrée par le curé Jean-Baptiste BUSSEAU, l'assemblée des habitants, instance de décision paroissiale, est convoquée devant la porte et principale entrée de l’église à la demande de Pierre MOUNET et de François SOUVIGNON, syndics de la paroisse.
L'objet de cette assemblée est de nommer les collecteurs de la taille (impôt royal) pour l'année en cours. Les collecteurs sont responsables du paiement de la taille sur les propres deniers. Ce n'est donc pas une charge toujours enviable.
A cette assemblée ont comparu "Louis JOLLET, René REVEILLAUD, Jean GAGNON, Antoine GAUTHIER, Marie JUSTARD, Antoine BARETON, Jean RIGAUDEAU, René ROUSSET, Pierre PINSARD, André MANSON, Pierre TRICHET, Denis PERDRIAT, Gabriel GUERIN et René LITOU, tous laboureurs et journaliers habitants de la paroisse".
Les collecteurs désignés par les habitants sont "Mathieu GUYON demeurant au village de Prémorin, Pierre ARRANY demeurant au village de Fleury, Louis JOLLET demeurant à Aubigné et Gabriel VALLÉE demeurant aussi à Aubigné".
En bas du document, figurent les signatures de R. LITOU, BRABON et celle d'Yves DUPONT, notaire du marquisat de Chef-Boutonne chez qui l'acte a été enregistré.
A la manière coutumière, une assemblée des habitants d'Aubigné est réunie le samedi 24 février 1725 devant la porte et principale entrée de l'église du village.
L'assemblée se tient après la messe célébrée par le curé Jean-Baptiste BUSSEAU, à la plus grande affluence du peuple, sous la supervision de maître Yves DUPONT, notaire au Marquisat de Chef-Boutonne, chez qui l'acte a été enregistré.
L'acte reprend les termes d'une procuration consentie par les habitants de la paroisse aux collecteurs de la taille pour l'année 1725.
Je ne suis pas encore parvenu à déchiffrer le contenu exact de cette procuration.
Les collecteurs sont "Pierre MOUNET, laboureur, Antoine BARDON aussi laboureur, Marie GUSTARD, Antoine GAUTHIER et Jean LITOU, journalier demeurant tous au bourg et village de Fleury et Pierre LITOU d’Aubigné".
Il est question de "roolle" ou "roole", ancienne orthographe de rôle, qui doit signifier la tenue de compte liée au paiement des deniers dus au titre de la taille par ceux qui y sont imposés.
Le document est signé par P. DANIAU, François RICHET, BARDON, Jean SOUVIGNON (sans doute un parent de François), VAUGEOIS et maître Yves DUPONT.
Contexte
Nous sommes en juillet 1725. Notre aïeul Jean SOUVIGNON épouse Marie Anne VALLÉE à Aubigné.
Objet
Le contrat de mariage daté du 15 juillet 1725 a été enregistré au Marquisat de Chef-Boutonne, institution juridique royale et seigneuriale de l'ancien régime. Il réunit une assemblée composée des futurs époux, de leurs parents et des membres de la famille dans le but de sceller le contrat.
Il y est question de répartition de biens par septièmes, probablement entre les deux époux, les deux parents de Jean, la mère de Marie Anne (son père est décédé à l'époque), une oncle et une tante de Jean (Toussaint et Marguerite GUILLEBEAU).
Remarques
Bien que dans un état de conservation remarquable, le document est difficilement déchiffrable du fait du vocabulaire, des formulations et de l'orthographe en vigueur à l'époque. Il constitue cependant une source d'informations appréciable pour valider les liens familiaux et remonter la généalogie de nos ancêtres SOUVIGNON, GUILLEBEAU, VALLÉE, RUSSET, AISSE, d'ORGELET ou BREARD.
Vous trouverez plus d'informations sur ces ramifications de la famille remontant aux années 1640 dans la page dédiée à la famille SOUVIGNON.
Information anecdotique, le coût de la feuille à l'époque : 1 sou (ou sol) et 4 deniers.
Les personnes mentionnées explicitement dans le contrat de mariage
Les deux époux : Jean SOUVIGNON et Marie Anne VALLÉE
Les parents de Jean : François SOUVIGNON et Anne GUILLEBEAU
Les parents de Marie Anne : Gabriel VALLÉE et Marie RUSSET. Gabriel est mentionné comme défunt au moment de la rédaction de l'acte. Il est également question d'une mère tutrice dans le document.
Oncles et tantes de Jean : Toussaint GUILLEBEAU, François SOUVIGNON (homonyme de son père, peut-être un grand-oncle), Marguerite GUILLEBEAU.
Oncles et tantes de Marie Anne : Joseph RUSSET, "oncle à la mode de Bretagne" (i.e., en l'occurrence, cousin germain de la mère de Marie Anne), Pierre VALLÉE, Marie-Anne VALLÉE (homonyme et tante de la mariée, épouse de René LITOU), un certain LA BROUSSE (grand-oncle),
Frères et sœurs de Marie Anne : Jean, René, Gabriel, Jeanne et Anne VALLÉE.
Cousin et parrain de Jean : Jean ROUAUT (ou ROUHAUT). La grand-mère de Jean côté maternel s'appelait Renée ROUAUT. Jean ROUAUT est accompagné de sa femme, Louise BRISSEAU.
Cousins de Marie Anne.
Cousins germains : Charles et Jean LITOU, deux des dix enfants de Réné LITOU et de Marie-Anne VALLÉE.
Cousins issus de germain : Jean et Jacques BODIN.
Autres personnes : René RUSSET (mentionné comme frère, probablement oncle maternel de Marie Anne), Baptiste BRISSEAU, Étienne BARRAUD, un ami commun des mariés, Elye et Gabriel ROCHIER (Elye est mentionné comme cousin germain), François FRAIGNEAU, Jean RIGAULT, un certain NAICHIN (nom que l'on retrouve sur d'autres actes de mariage de la famille), et un certain RAULE que je n'ai pas pu identifier.
En toute honnêteté, je ne suis pas encore parvenu à déchiffrer cet acte du 26 octobre 1727.
Il s'agit d'une requête émanant de François MOINEAU ( MOYNAU dans l'acte) et de sa femme adressée à Jean SOUVIGNON (le fils de François).
Il y est question d'un bien immobilier, sans doute un terrain.
La signature est bien celle de notre ascendant direct, Jean SOUVIGNON, le fils de François.
Je vous laisse le soin d'essayer d'en transcrire le contenu si vous en avez la patience ou le courage.
Marie GUILLEBEAU est une tante côté maternel de Jean SOUVIGNON. C'est aussi sa marraine. En mars 1730, elle est malade et alitée.
Ce jeudi 16 mars, elle décide de faire rédiger son testament par Maître Yves DUPONT, notaire au Marquisat de Chef-Boutonne, en présence "d’Antoine BARDON et de Pierre MOUNET, domestique de la veuve Gabriel VALLÉE demeurant les deux au bourg d’Aubigné". La veuve en question est Marie RUSSET, belle-mère de Jean SOUVIGNON et aubergiste à Aubigné. Pierre MOUNET est un des notables de la paroisse cité dans plusieurs actes ci-dessus.
Marie lègue ses biens à son neveu Jean SOUVIGNON et à son épouse Marie Anne VALLÉE. Elle leur confie le soin de la faire inhumer "dans la terre sainte du cimetière d'Aubigné". Elle les remercie également des soins et de l'amitié qu'ils lui ont toujours porté et des "agréables services" rendus tout au long de sa maladie.
Marie Anne VALLÉE reçoit la tierce partie de tous ses biens patrimoniaux pour qu'elle, ou les siens, en jouisse et dispose comme de ses propres bien un fois son décès advenu. Elle peut en avoir l'usufruit avant.
Le reste du texte porte sur la foi de Marie et contient les mentions habituelles des actes notariés. Pour illustration le document commence ainsi :
"Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit amen Jésus, je, Marie GUILLEBEAU, fille majeure et usant de mes droits, demeurant au bourg d’Aubigné indisposée de mon corps et tenue au lit malade depuis longtemps mais par la grâce de Dieu saine d’esprit bonne mémoire et entendement considérant qu’il me convient mourir et qu’il n’y a rien si certain que la mort si incertain que l’heure d’icelle ne voulant décider sans avoir mis ordre avec conscience et avoir disposé de ce qu’il a plu à Dieu de me donner je fais mon testament pour cause de mort et non autrement en la forme qui suit."
En ce dimanche 10 février 1732 "est comparu par devant nous, notaire au Marquisat de Chef-Boutonne, René LITOU, le jeune, journalier demeurant au village de Semoussay, paroisse de Paizay-le-Chapt, lequel nous a requis nous transporter de Bret jusqu’au lieu de Semoussay".
René LITOU, le jeune, est un parent de notre aïeul Jean SOUVIGNON. C'est un neveu de Gabriel VALLÉE, son beau père, dont la sœur cadette avait épousé René LITOU père.
L'objet de l'acte est l'état des lieux d'une maison située donc à Semoussay suite à une vente consentie par Louis GOUGEAU, Jean GOUGEAU et Louis JOLLIET, journaliers demeurant au village de Nougeret, paroisse de Fontaine-Chalendray (Charente-Maritime). Tous sont présents sur place.
Deux experts sont également présents, Jean SOUVIGNON, nommé par les vendeurs, et Denis PERDRIAT, nommé par l'acheteur.
Si on se réfère à la signature en bas du document, le Jean SOUVIGNON nommé expert n'est pas notre ascendant direct mais sans doute le parent de son père déjà cité dans d'autres actes ci-dessus. Le document précise bien qu'il agit en qualité de charpentier et qu'il réside au village de Fleury contrairement à notre ancêtre qui était laboureur et habitait dans le bourg d'Aubigné.
L'acte contient essentiellement l'état des lieux de la maison et les parties remises (ou à remettre) à neuf.
Cet acte du mercredi 14 mai 1732 enregistre un échange des terres entre François SOUVIGNON et sa femme Anne GUILLEBEAU d'une part, et Simon MERLAUD et sa femme Charlotte FRAIGNEAU d'autre part.
Figure une description difficile à retranscrire des limites de chaque domaine précisant l'appartenance des fossés de séparation.
L'ensemble du domaine est estimé conjointement à 18 livres. Chaque part est donc estimée à 9 livres.
Les deux parties s'engagent à payer au Prieuré la part à venir des "fruits" des terres lui revenant et ce quitte du passé.
Je n'ai pas pu déchiffrer exactement les mentions concernant l'engagement des épouses respectives et la renonciation à leurs droits.
Le document mentionne la perception de 30 sols le 28 mai.
Ce lundi 1er novembre 1734, "devant maître Yves DUPONT, notaire au Marquisat de Chef-Boutonne, furent présents en personne, François SOUVIGNON, journalier demeurant au bourg d’Aubigné d’une part, et Jean MERLAUD domestique de Vincent BEAUMONT, marchand voiturier demeurant au bourg de Bret d’autre part".
La séance se tient chez Marie RUSSET, veuve de Gabriel VALLÉE, aubergiste à Aubigné et, par ailleurs, belle-mère de François SOUVIGNON.
Un accord est trouvé pour faire suite à l'accusation portée par François SOUVIGNON devant le lieutenant criminel du Présidial de Poitiers "contre Jean MERLAUD, son frère, Pierre MERLAUD, et Jean SANSONNET pour les excès et violence par eux commis". La plainte a fait l'objet d'un arrêté rendu par le Présidial au nom du Parlement.
Jean MERLAUD devra verser la somme de 120 livres en deux termes de 60 livres chacun. Le premier paiement devra s'effectuer à Noël 1734.
L'acte mentionne la présence d'amis communs, Jean ROBIN et François BEAUMONT.
Le contenu du testament de Françoise FRAIGNEAU au bénéfice de Marc GUSTARD rédigé le 26 décembre 1735 à Aubigné et conservé dans les archives de Maître Yves DUPONT ne contient pas d'information directement liée à notre généalogie mais il permet de confirmer la présence de notre aïeul Jean SOUVIGNON à Aubigné.
Le contenu est marqué par ses références religieuses : "Au nom du père, du fils du Saint Esprit, amen Jésus, je, Françoise Fraigneau, veuve de Pierre Gauthier, laboureur demeurant en ce bourg d'Aubigné, indisposée de mon corps mais, par la grâce de Dieu, saine de corps et d'esprit...".
Jean SOUVIGNON a apposé sa signature à côté de celle du notaire : "... Maître Yves Dupont, notaire au Marquisat de Chef Boutonne, demeurant au bourg de Bret ... en présence de Philippe Fosse, journalier, et de Jean Souvignon, laboureur, demeurant en ce bourg d'Aubigné...". En dehors du notaire, il est le seul à savoir signer.
Françoise FRAIGNEAU était l'épouse d'un Pierre GAUTIER, peut-être de la même famille que celle de la tante de Jean, Marie SOUVIGNON, mariée, elle, à Denis GAUTIER.
Le 22 avril 1736, Mari Anne VALLÉE, accompagné de son époux Jean SOUVIGNON et autorisée par ce dernier, renonce à la succession de ses deux parent, Gabriel VALLÉE et Marie RUSSET.
L'acte est enregistré par Maître Yves DUPONT, notaire au Marquisat de Chef-Boutonne et demeurant au village de Bret à côté d'Aubigné.
Je n'ai pas trouvé les raisons de cette renonciation dans le document assez bref. Certaines phrases n'ont pas pu être transcrites.
le 31 juillet 1920, nos grands-parents maternels, Valentine Célestine AUDRY et Pierre Émilien SOUVIGNON ont signé leur contrat de mariage à Paizay-le-Chapt, au domicile des parents de Valentine, devant Me EPOULET, notaire à Brioux. Ils se sont mariés deux jours plus tard..
Valentine a 33 ans et Émilien, qui exerce encore alors la profession de coiffeur, en a 31.
Ils se marient sous le régime de la communauté réduite aux acquêts.
La dot d’Émilien se compose de ses "habits, linge, hardes, bijoux et autres objets personnels", le tout estimé à 1.000 francs.
Il en va de même pour celle de Valentine qui apporte en plus ses dentelles. Le montant de sa dot s'élève également à 1.000 francs.
Les clauses de fond de commerce habituelles sont stipulées, sans doute en prévision de la future activité du couple.
A la fin du contrat figurent les paraphes et signatures des deux futurs époux ainsi que ceux de :
Célestin AUDRY, le père de Valentine;
Marie-Louise Lévêque, sa mère;
Ernestine VINCENT, la mère d’Émilien;
Édith SOUVIGNON, sa sœur.
Le père d'Emilien, Pierre, n'apparaît pas dans la liste de signatures. Il paraphera cependant l'acte de mariage le deux août suivant et décèdera le 24 décembre de la même année.