AUDRY est le nom de jeune fille de notre grand-mère maternelle, Valentine.
A 33 ans, elle épouse Émilien SOUVIGNON et accouche quatre ans plus tard de leur fille unique, Maggy.
Voici une vision simplifiée de la généalogie de nos aïeux AUDRY de la fin du 16ème siècle jusqu'à sa naissance.
Aussi loin que j'ai pu remonter, la famille AUDRY a toujours vécu dans le sud Deux-Sèvres, dans la partie connue sous le nom de Pays Mellois.
L'histoire commence avec Denis AUDRY et Marie Terrasson dont le fils, Pierre naît dans les années 1630 à Saint-Coutant, un petit village à 11 km à l'est de Melle.
Pierre épouse Françoise CHARGÉ en juin 1653 et la famille s'installe à Mairé-Levescault où vivront 6 générations d'AUDRY jusqu'en 1850.
A cette époque, François AUDRY, le grand-père de Valentine, se marie avec Louise JOUBERT, originaire d'Asnières, et le couple s'établit à Paizay-le-Chapt.
C'est là que leur fils, Célestin épousera Marie-Louise LÉVÊQUE, elle aussi d'Asnières, et que naitra notre grand-mère Valentine.
On retrouve des membres de la famille AUDRY également à Brioux, Niort et jusqu'aux Sables d'Olonne avec Laure, la mère de ma marraine Lili Moyet (voir page dédiée).
La région de Mairé-Lévescault et Sauzé-Vaussais.
Pour ceux qui souhaitent explorer les documents liés à la famille AUDRY pendant les années passées à Mairé-Levescault, voici une petite carte qui vous aidera à situer les principaux lieux de naissance, domicile, mariage ou décès.
Le point de départ de ces quatre dernières générations c'est la descendance de Jean AUDRY (1760 - 1804). Vous le trouverez au milieu de l'arbre de la famille AUDRY ci-dessus (6ème génération).
Son histoire commence le mardi 30 janvier 1787, un peu plus de deux ans avant la Révolution. Le père ROBINEAU, curé de Mairé-Levescault, célèbre le mariage de Jean AUDRY, journalier, et Marie-Anne GELÉ.
Marie-Anne est la fille de Jacques GELÉ, journalier comme son gendre, et de Françoise BILLAUDEAU. La famille GELÉ habite au Chenay, un village à l'ouest du bourg de Mairé.
Il y a du monde à la bénédiction. En dehors de parents de la mariée et du marié, Pierre AUDRY et Marguerite RIPPLOU (dont on reparlera un peu plus loin), le certificat de mariage donne une liste plutôt fournie.
Du côté du futur : François GADIOU, un oncle, Jean GADIOU, un cousin, et Jean DENIBAUD, un cousin issu de germain. On peut penser que François AUDRY, son frère (dont on reparlera aussi un peu plus loin), était également de la fête.
Du côté de la future : René GELÉ, son frère, Gabriel et François MARSAC, deux cousins germains, Pierre et Jacques LHOUMEAU, également cousins germains, et Jean LÉPINOUX, un autre cousin germain.
Entre 1788 et 1803, Jean et Marie-Anne auront sept enfants. Pratiquement cent ans plus tard naitra notre grand-mère Valentine de l'union de leur arrière petit-fils Célestin avec Marie-Louise LÉVÊQUE.
Jean décède le 14 pluviôse de l'an XII (4 février 1804) à l'âge de 43 ans. Marie-Anne lui survivra assez longtemps pour voir naître et grandir ses petits-enfants puisqu'elle quittera ce monde à l'âge 79 ans.
Louis AUDRY et Marie-Anne MARCHAND
Louis, l'aîné, est né le 7 janvier 1788, un lundi. Il est baptisé le jour de sa naissance par le père ROBINEAU qui a marié ses parents. Son parrain est René GELÉ, son oncle, et sa marraine, Françoise BERNARD, sa tante par alliance (l'épouse de François, frère de Jean).
En 1813, a 25 ans, il épouse Marie-Anne MARCHAND, une jeune fille de 20 ans, mineure à l'époque, originaire de Mairé-Levescaut. Marie-Anne MARCHAND a perdu son père 8 ans auparavant, le 20 Thermidor de l'an XIII (8 août 1805). C'est donc sa mère qui consent au mariage et l'accompagne à la cérémonie.
Louis et Marie-Anne auront six enfants dont nous reparlerons dans le paragraphe suivant.
A l'époque de son mariage, Louis est cultivateur. Dans les documents ultérieurs, il exerce la profession de Grenotier (marchand de grains) puis de Meunier.
La famille vit aux Ormeaux, un lieu-dit juste à l'est du bourg de Mairé-Levescaut (voir la carte ci-dessus).
Louis décède à son domicile la veille de son 59ème anniversaire, le 6 janvier 1847. Sont fils Louis et son frère Jean se chargent des formalités en mairie.
Son épouse lui survivra encore 20 ans et décèdera en novembre 1867 à Mairé-Levescaut. Elle avait 74 ans. Ce sont ses voisins, Alexandre GAGNAIRE, l'instituteur, et Jean Suire, agriculteur, qui déclarent le décès.
Françoise AUDRY et Georges NAFFRÉCHOUX
Françoise est la seconde de la fratrie. L'acte de déclaration de sa naissance rédigé le 18 mars 1793 est caractéristique de la mise en place de l'administration républicaine. La formulation et les détails fournis tranchent avec la simplicité de ceux de l'église sous l'ancien régime. Son père, marchand de blé, n'a pas pu se rendre à la salle publique de la maison commune pour effectuer la déclaration car il était absent pour cause de son commerce. Ce sont son grand-père, Pierre AUDRY, et la sœur de ce dernier, Marie, qui se chargent des formalités. On apprend à cette occasion que Marie était sage-femme.
Le 3 mars 1813, elle se rend à Sauzé-Vaussais pour épouser Pierre Georges NAFFRÉCHOUX qui gardera le prénom de Georges dans les documents qui suivront. Je ne sais pas si Georges est un aïeul de notre neveu Thomas du côté de son père mais les similitudes de nom ne s'arrêtent pas là dans le cas du couple Françoise et Georges.
En effet, en 1869, leur petite fille Victorine épousera un certain Pierre BROTHIER également originaire de Sauzé-Vaussais. Là non plus, je ne peux pas confirmer qu'il y ait un lien d'ascendance avec mon ami Jean-François BROTHIER. Le nom est assez fréquent dans les environs. Ce n'est d'ailleurs pas le premier lien entre la famille AUDRY et une famille BROTHIER. Un autre cas est développé un peu plus loin dans cette page.
Françoise meurt en mars 1829 à l'âge de 36 ans en son domicile à Chenay. C'est Georges qui déclare le décès en mairie. Il est accompagné d'un Pierre BROTHIER âgé de 60 ans, probablement parent du futur gendre de sa fille Jeanne.
Georges sera le témoin au mariage de trois de ses beaux-frères : Pierre / Jean AUDRY & Marie Heurtebise, François AUDRY & Marie BILLODEAU, Pierre AUDRY et Louise MIGAULT.
Il sera celui qui aura à déclarer le décès de son épouse puis celui de sa fille Jeanne en 1868.
Pierre / Jean AUDRY et Marie HEURTEBISE
Pierre est né le lundi 18 mai 1795 dans la maison de famille à Chenay. Dans les documents et les actes qui suivront, il se fera appeler Jean, sans doute pour se différencier de son frère cadet né en 1803 et que ses parents ont baptisé du même prénom. Deux Pierre dans la fratrie avec 8 ans d'écart, cela devait prêter à confusion.
Grâce aux archives du Ministère des Armées, nous savons qu'il a été incorporé le 25 mars 1814 dans la Garde Impériale (il a 19 ans).
Les jours qui suivent il participe très brièvement à la campagne de France au sein du 4ème régiment de tirailleurs.
Il est noté "absent" du 30 mars 1814 après l'"affaire de Paris". Cette "affaire" est en fait la bataille de Paris qui s'est déroulée le 30 mars 1814 et qui a marqué la défaite française ainsi que la fin du règne de Napoléon Ier qui abdiquera à l'issue de la capitulation.
Il n'y a pas de trace de sa participation éventuelle aux combats de 1815 entre le retour de Napoléon Ier de l'île d'Elbe et la bataille de Waterloo.
De retour dans ses Deux-Sèvres natales, c'est à Clussais-la-Pommeraie qu'il épouse Marie Heurtebise en juin 1816. Marie est née en 1792 à Saint-Coutant, pays d'origine de la famille AUDRY.
Le couple aura trois enfants, Louise, Louise-Madeleine et Pierre.
Et là aussi, on retrouve un lien avec une famille BROTHIER. En 1869, le petit-fils de Pierre et Marie, François BOUGOIN, épousera Marie BROTHIER née à Mansle en Charente de Jeanne BROTHIER et de père inconnu ☸.
Le recensement de la population de Mairé-Levescault en 1836 nous apprend qu'à 14 ans, Louise Madeleine était servante chez une veuve PERRAULT et ses trois enfants.
Pierre / Jean AUDRY apparaît sur plusieurs documents trouvés dans les archives départementales.
En mars 1826, il est le témoin de son frère François pour son mariage avec Marie BILLAUDEAU. Il déclare qu'il est agriculteur à Chaumillon, commune de Champagnie à côté de Civrais.
En octobre 1839, avec Georges NAFFRECHOUX, il est le témoin de son frère cadet Pierre lors du mariage de ce dernier avec Louise MIGAULT.
En octobre 1841, accompagné de son frère François, il déclare la naissance de sa nièce Louise AUDRY, fille de son autre frère Pierre.
En novembre de la même année, il est le témoin de son neveu Louis AUDRY pour son mariage avec Françoise GEMOT. Il est agriculteur à Mairé-Levescault.
En mars 1842, accompagné de son frère aîné, Louis, il déclare le décès de sa mère, Marie-Anne GELÉ. Il est agriculteur à Chez Noyau, lieu-dit à côté de Mairé-Levescault.
En Janvier 1847, il assiste son neveu, Louis AUDRY, pour la déclaration du décès du père de ce dernier. Il exerce alors le métier de voiturier à Chez Noyau.
En juin 1850, il est le témoin de son neveu François AUDRY pour son mariage avec Louise JOUBERT. Il est agriculteur à Chez Noyau.
Pierre / Jean décède le 10 septembre 1879 en son domicile de Chez Noyau à l'âge honorable pour l'époque de 84 ans. Ce sont son fils Pierre, tisserand sergetier (personne qui tissait la laine pour en faire de la serge) à Chaunay (Vienne), et le garde champêtre Henri BAUDIN qui déclarent le décès en mairie.
Marie, elle, est décédée le 25 janvier 1863 à l'âge de 70 ans. Son fils Pierre est également celui qui déclare son décès en mairie. Il est accompagné de son beau-frère Jacques BOUGOIN agriculteur à Chez Noyau.
Junien AUDRY
Les archives sont assez pauvres pour ce qui concerne Junien. On sait juste qu'il est né le lundi 10 avril 1997 et qu'il est décédé à l'âge de 16 ans le lundi 28 mars 1814, juste après le départ de son frère Pierre / Jean pour rejoindre la Garde Impériale.
François AUDRY et Marie BILLAUDEAU
François est né le jeudi 7 février 1799 (19 pluviôse de l'an VII de la République).
A 20 ans, il est admis au tirage au sort pour faire son service militaire. Outre sa profession, cultivateur, la liste du contingent de Sauzé-Vaussais fournit un descriptif physique :
Cheveux et sourcils châtains;
Contrairement aux autres recrues, la couleur de ses yeux n'est pas précisée, on sait seulement qu'ils sont bombés;
Front : rond;
Nez : de travers;
Bouche : ordinaire;
Menton : rond;
Visage : ovale;
Teint : coloré;
Signes particuliers : une verrue.
En 1820, il accompagne son beau-frère Georges NAFFRÉCHOUX pour déclarer la naissance de la fille de celui-ci, Jeanne.
En mars 1826, a 27 ans, il épouse Marie BILLAUDEAU à Mairé-Levescault.
Marie est née 19 ans plus tôt, le même jour que sa sœur jumelle, Marianne, en octobre 1807 au village du Petit Cerzé à côté de Pliboux.
Georges NAFFRÉCHOUX est le témoin de François à la cérémonie de mariage ainsi que son Pierre / Jean.
Note : La grand-mère maternelle de François (la mère de Marie-Anne GELÉ) s'appelait Françoise BILLAUDEAU, mais je n'ai pas établi de lien familial entre les deux.
En 1841, avec ce même frère Pierre / Jean, il accompagne son frère cadet Pierre qui déclare la naissance de sa fille Louise.
En 1844, François est le témoin de sa nièce Jeanne AUDRY lorsqu'elle épouse Jean PIARD. L'acte de mariage confirme le fait qu'il est cultivateur au Petit Cerzé, village de son épouse.
Il décède le 30 juillet 1861 au Petit Cerzé. Je n'ai pas encore trouvé la trace du décès de Marie BILLAUDEAU.
Marie-Anne AUDRY, Pierre AUDRY et Louise MIGOT
Le mardi 22 mars 1803, Marie-Anne GELÉ accouche de faux jumeaux, Marie-Anne et Pierre.
Pierre est le second de la fratrie a porter ce prénom, d'où le choix de son aîné de se faire appeler Jean.
Marie-Anne ne vivra que 8 ans. En septembre 1811, c'est son frère aîné Louis qui fait la déclaration de décès en mairie.
Pierre participe au tirage au sort de l'armée en 1823 mais il n'y a pas de trace d'une éventuelle incorporation dans un régiment.
En 1839, il a 36 ans quand il épouse Louise MIGAULT, domestique de 35 ans, originaire de Clussais. Sur l'acte de mariage il est mentionné que Pierre habite à Chenay avec sa mère. Les témoins sont Pierre / Jean AUDRY, Georges NAFFRECHOUX, François MIGAULT, le frère de Louise et Jean-Jacques ARROUDEAU, un ami de Louise.
Louis AUDRY et Françoise GEMOT
Le premier fils de Louis AUDRY et de Marie-Anne MARCHAND s'appelle Louis comme son père. Il est né en décembre 1813 et la première trace que l'on trouve dans les archives est celle de la liste du tirage des jeunes gens de la classe 1833 au bureau de recrutement de Sauzé-Vaussais. Il est admis malgré des annotations contradictoires : "mauvais marcheur et estomac malade".
la liste du contingent nous donne un descriptif physique de Louis : cheveux et sourcils châtains clair; yeux bleus; front large; nez retroussé; bouche grande; fossette au menton; visage rond; teint coloré; signes particuliers : une cicatrice au front; taille 1,605 mètres.
Il est recensé à Mairé-Lévescault en 1836. A cette époque, il a 22 ans et travaille comme apprenti meunier chez ses parents.
En novembre 1841, il épouse Françoise GEMOT, fille de François, sacristain de Mairé-Levescault et de Marie BRÛLÉ. Ensemble ils auront deux enfants dont Jeanne Estelle, née en en 1842, qui épousera Jacques SAMSON en 1867.
En 1844, il est encore Meunier lorsqu'il accompagne sa sœur Jeanne qui se marie avec Jean PIARD. Il exerce la profession de voiturier quand il déclare le décès de son père en 1847 ou qu'il assiste au mariage de son frère François en qualité de témoin le 25 juin 1850. A partir de 1872 et de la déclaration de naissance de sa petite-fille Eugénie SAMSON, il mentionne qu'il est cultivateur sur plusieurs actes dont le recensement de 1872. C'est d'ailleurs la profession qui est retenue sur son acte de décès en novembre 1889. Son épouse, Françoise GEMOT l'avait précédé dans la mort de quelques mois. Elle est décédée le 8 février 1889.
Jeanne AUDRY, Jean PIARD et François JEANNOT
Jeanne est née le mercredi 10 octobre 1821 soit 8 ans après son frère Louis.
Elle a 22 ans quand elle épouse Jean PIARD dont elle aura quatre enfants, deux filles et deux garçons. Son frère Louis et son oncle François AUDRY sont ses témoins à la cérémonie. Pour en savoir plus sur cette partie de la famille, vous pouvez consulter la page dédiée aux cousins PIARD de Maggy.
En septembre 1871, elle perd son premier époux. En 1872, elle a 51 ans quand elle se remarie avec François JEANNOT, un agriculteur de Sauzé-Vaussais. Son frère Louis et son beau-frère Pierre PIARD sont ses témoins.
Jeanne décède le 14 avril 1909 à Mairé-Levescault. Elle avait 87 ans. C'est son petit-fils Charles PERINEAU qui a déclaré son décès en mairie.
François AUDRY et Louise JOUBERT
François est né le vendredi 31 mars 1826. C'est le troisième de la fratrie et il a 13 ans d'écart avec son ainé Louis.
C'est le grand-père paternel de Valentine, notre grand-mère.
En 1846, la liste du tirage au sort de Sauzé-Vaussé nous apprend qu'il souffre d'une grande faiblesse de l’œil gauche, ce qui lui permet de se faire réformer.
En juin 1850, il a 24 ans quand il épouse Louise JOUBERT, une femme de 35 ans, originaire du village d'Asnières. Le mariage est célébré à Paizay-le-Chapt car c'est là que vivait Louise avec son précédant mari, François ARNAUD, décédé en octobre 1848. Le couple va y rester et c'est donc à ce moment que notre histoire avec les AUDRY quitte Mairé-Levescault pour rejoindre Paizay-le-Chapt.
De son premier mariage, Louise a eu une fille, Marie ARNAUD, qui n'a que trois ans au moment du remariage de sa mère. Avec François, Louise aura deux fils. Le premier, prénommé François, comme son père, nait en mai 1851. Le second, Célestin, nait en août 1853. C'est lui, le futur père de Valentine Audry, qui deviendra notre arrière grand-père.
François a apparemment exercé plusieurs professions. Il est voiturier sur la liste des tirages au sort en 1846, marchand de moutons sur son acte de mariage en 1850, marchand de tissus lors du recensement de 1872, marchand forain lors du recensement de 1876 et cabaretier lors du décès de son frère en 1887.
Louise décède la première en novembre 1894 à l'âge de 79 ans. C'est son fils Célestin et son petit-fils Théophile (neveu de Célestin) qui font la déclaration en mairie.
En 1901, si l'on se réfère au recensement de Paizay-le-Chapt, François vit seul dans sa maison. Le recensement de 1906 nous indique qu'il est logé chez son fils Célestin entouré de ses petits enfants dont notre grand-mère Valentine âgée alors de 10 ans. C'est là qu'il s'éteindra en novembre de la même année. il avait 80 ans.
Pierre AUDRY
Le quatrième de la fratrie s'appelait Pierre. Né en février 1829, il ne vivra que 6 ans et sera enterré à Mairé-Levescault le 18 juin 1835.
Marie AUDRY et François DABBÉE
Marie est le dernier enfant de Louis AUDRY et de Marie-Anne MARCHAND. Elle est née en mars 1835 à Mairé-Levescault, trois mois avant le décès de son frère Pierre.
A 20 ans, elle épouse François DABBÉE, originaire de Clussais-la-Pommeraie. Le couple aura au moins un fils, Jean, qui déclarera le décès de sa mère, âgé de 71 ans, le 12 février 1907 à la mairie de Massac en Charente-Maritime.
François AUDRY et Marie Madeleine RIGAUDEAU
François est l'aîné des deux fils du couple AUDRY - JOUBERT. Il est né en mai 1851.
Il échappe de peu à la guerre de 1970. Son inscription dans les registres de l'armée nous indique qu'il a les cheveux et les sourcils de couleur châtain clair, le front haut, les yeux brun foncé, le nez moyen, une bouche moyenne, un menton à fossette, le visage allongé, et le teint brun. On note également une taille plus grande que celle des ces aïeux puisqu'il mesure 1,76 m. Il exerce la profession de marchand drapier. Entre 1878 et 1883 Il effectuera des périodes d'exercices militaires au 287ème régiment d'infanterie stationné à Poitiers puis avec le 68ème régiment territorial d'infanterie.
Le recensement de la population de Paizay-le-Chapt en 1872 précise qu'à cette époque il est commis de son père, lui-même marchand de tissus.
En 1876, François épouse Marie Madeleine RIGAUDEAU, également originaire de Paizay-le-Chapt et âgée de 20 ans. Ensemble ils auront trois enfants :
Théophile, né en janvier 1877.
Théophile exerce la profession de dépositaire de petite Gironde au moment de son mariage à Marmande en 1902. Il y épouse une jeune fille du coin, Marie JEAN (sans lien avec nos aïeux JEAN).
Théophile sera mobilisé en 1914 et partira au front très peu de temps avec le 20ème régiment d'infanterie. Il sera réformé et renvoyé dans ses foyers en octobre 1915 pour cause de hernie scrotale avec récidive.
D'après les archives militaires, il a été condamné par défaut en juin 1922 par le Tribunal de Commerce de Fontenay-le-Comte à une amende de 500 Francs pour tromperie commerciale.
Il est mort à Libourne le 6 novembre 1936 à l'âge de 59 ans.
Laure, née en avril 1878.
C'est Laure qui épousera Amédée MOYET à Paizay-le-Chapt en mai 1895. Vous en saurez plus sur cette partie de la famille en consultant la page dédiée à Lili MOYET.
Raoul, né en juillet 1880.
En 1900, le conseil de révision de Poitiers décrit Raoul comme suit : sourcils châtains; yeux marron; front ordinaire; nez moyen; bouche moyenne; menton rond; visage ovale; taille 1,68m. Il a un degré d'instruction générale égal à 3. Il est affecté au service auxiliaire pour cause d'hypermétropie.
Il exerce le métier de boucher et son livret militaire porte la mention "sait tuer".
Le recensement de la population de Brioux de 1901 nous précise qu'il est ouvrier boucher chez Augustine DALIDEL, elle-même bouchère à Brioux.
En octobre 1902, il épouse une Briouxaise âgée de 19 ans, Léonide THEILLAC. Leur fille Lucie AUDRY naitra 11 mois plus tard à Brioux.
En 1906, il s'est établi à son compte, toujours comme boucher à Brioux. Il emploie un ouvrier, Félix FOUCHER.
Il partent ensuite à Marmande car c'est là qu'il reçoit son ordre de mobilisation en 1914. Il reçoit plusieurs affectations en 1915 et 1919 dont la principale dans l'Armée d'Orient. Il finit la guerre dans un Régiment du Train et est démobilisé le 22 février 1919. Il se retire alors à Marmande.
La famille reviendra plus dans la région. Léonide décède à Niort en février 1932 à l'âge de 48 ans et Raoul en février 1955 également à Niort. Il avait 74 ans.
Leur fille Lucie a épousé un certain Antoine Émile COMBES à Niort en 1928. Elle ne survivra à son père que 3 ans et mourra toujours à Niort en janvier 1958 à l'age de 58 ans.
En 1884, François fait l'acquisition d'un immeuble à Paizay-le-Chapt auprès de Jean LEGRAND et Suzanne DESCHAMP pour un valeur de 1 600 Francs.
Trois ans plus tard, en avril 1887, Il décède à Paizay-le-Chapt à seulement 35 ans. C'est donc Marie Madeleine qui a dû assurer l'éducation de leur trois enfants.
Célestin AUDRY et Marie-Louise LEVEQUE
Célestin, c'est donc notre arrière-grand-père du côté des AUDRY.
Il est né à Paizay-le-Chapt le lundi 29 août 1853.
En 1873, la commission de révision le décrit comme un jeune homme de 1,71 m, avec les sourcils châtain, les yeux roux, le front rond, le nez long, la bouche moyenne, le menton rond et le visage ovale. Il exerce la profession d'agriculteur et a un niveau d'instruction égal à 3. Il est déclaré bon pour les service.
Il est appelé sous les drapeaux en janvier 1875 et rejoint le 26ème Régiment d'Artillerie stationné à Poitiers. Il y sera nommé Brigadier en février 1876 puis Maréchal des Logis en octobre 1877. Il est libéré le 9 octobre 1878.
Il a dû bénéficier d'une permission en avril 1876 pour être témoin au mariage de son frère François et de Marie Madeleine RIGAUDEAU.
Entre 1880 et 1883, il effectuera plusieurs périodes d'exercices à Poitiers en tant que réserviste.
En juin 1883, il a 30 ans quand il épouse Marie-Louise Calista LֻÉVÊQUE, une jeune fille de 21 ans originaire du village voisin d'Asnières. Vous trouverez plus d'informations sur la famille de Marie-Louise dans la page qui lui est consacrée. Du côté de Célestin, les témoins sont son frère François et son oncle François JOUBERT (le demi-frère de sa mère). Du côté de Marie-Louise ce sont Pierre RIGOLLEAU, son grand-oncle âgé de 75 ans et son oncle, Frédéric TEXIER, instituteur à Lusseray.
Célestin et Marie-Louise auront cinq enfants qui font l'objet du paragraphe "la quatrième génération" ci-dessous.
Célestin est acteur de nombreux évènement familiaux :
En 1888 il est le témoin de sa belle-sœur Marie Thérèse LֻÉVÊQUE quand elle épouse Paul Joseph ANDRÉ et, l'année suivante, il est témoin lors de la déclaration de naissance de leur fille, Céline ANDRÉ.
En 1891, il est le témoin de son beau-frère Louis LֻÉVÊQUE lors de son mariage avec Marie DECHAINE.
En 1894 il déclare le décès de sa belle-sœur Marie Thérèse LֻÉVÊQUE dont il était le témoin de mariage 6 ans plus-tôt. La même année, il déclare le décès de sa mère, Louise JOUBERT.
En 1895 il est le témoin de sa nièce Laure AUDRY quand elle épouse Amédée MOYET.
En 1900 il est mentionné comme tuteur des bénéficiaires mineurs dans un acte notarié d'acquisition au bénéfice de sa fille Valentine.
En 1902 il est le témoin de son neveu Raoul AUDRY qui se marie avec Léonide THEILLAC.
En 1906 il déclare en mairie le décès de son père, François AUDRY.
En 1907 il est témoin lors de la déclaration de naissance de Lucie MOYET (la "cousine Lili")
En 1909 il est le témoin de son cousin Jules PIARD quand il épouse Marie Louise CHATAIGNON.
En 1915 il est témoin lors de la déclaration de naissance de Andrée CASTOR ("tata Dédé")
En 1918 il est le témoin de sa belle-sœur Ernestine LֻÉVÊQUE qui épouse Olivier ARNOUL.
En 1919 il est le témoin de Valentine LֻÉVÊQUE, la fille de son beau-frère Louis LֻÉVÊQUE et de Marie DECHAINE, lorsqu'elle épouse René MOIREAU .
Célestin décède à Paizay-le-Chapt le 11 août 1922 à l'âge de 68 ans. Ce sont son fils Edouard et son gendre Émilien SOUVIGNON qui font la déclaration en mairie.
Marie-Louise, elle, mourra le 1er février 1941 à l'âge de 78 ans.
Marie ARNAUD
Marie est donc la demi-sœur de François et de Célestin AUDRY.
Elle est née à Paizay-le-Chapt le 13 janvier 1847.
Elle a 20 ans, en avril 1867, quand son beau-père François AUDRY l'accompagne en qualité de témoin pour son mariage avec Jean HILLAIRET, un Charentais de 32 ans originaire de Mons (Charente-Maritime).
C'est d'ailleurs à Mons que naîtra leur fille Marie-Louise HILLAIRET en 1868.
Marie décèdera à Cherves-Richemont (Charente) le 23 février 1918 à l'âge de 71 ans.
Célestin et Marie-Louise ont eu cinq enfants avec des destins différents. Aurélie, l'aînée, était affectée d'une déficience mentale due probablement à un problème survenu à sa naissance. Son évolution s'était arrêtée très tôt. Les deux garçons, Edmond et Édouard sont morts jeunes, à 21 et 22 ans. Ils souffraient apparemment de tuberculose osseuse ou pulmonaire (avéré dans le cas d’Édouard). D'après l'histoire familiale, ils étaient tous les deux d'excellents musiciens.
Un document notarié de novembre 1900 mentionne les quatre premiers enfants alors mineurs, et donc sous la tutelle de leur père, comme bénéficiaires de la vente d'un immeuble situé à Paizay-le-Chapt sous réserve d'usufruit. Le montant de la vente est de 300 Francs. Les vendeurs sont Gérôme Louis Léon PETIT et son épouse, eux-même domiciliés à Chef-Boutonne. Édouard n'est pas mentionné car il ne naitra que l'année d'après.
Aurélie
Ses prénoms de baptême sont en fait Marie Louise Célestine Aurélie. La mémoire familiale, comme certains documents, ont retenu le dernier prénom, Aurélie. Elle est née le samedi 19 avril 1884.
Personnellement, je ne me souvenais pas avoir entendu notre mère ou notre grand-mère évoquer cette grand-tante mais Catherine me confirme qu'elle l'a connue dans les années 1953-1954 lors de son séjour prolongé à Paizay-le-Chapt. C'était pendant la période où notre père travaillait en Allemagne, avant et après la naissance d'Anne. Aurélie vivait alors chez sa sœur Suzanne où Catherine passait pas mal de temps dans la mesure où notre grand-mère Valentine tenait l'épicerie et ne pouvait pas toujours s'occuper d'elle. Aurélie se comportait comme une enfant et jouait beaucoup avec Catherine. Un de ses plus grands plaisirs était de se faire coiffer et de coiffer Catherine. Anne se rappelle d’ailleurs avoir entendu Maggy décrire la sœur de sa mère comme une femme avec une chevelure abondante.
En dehors du témoignage de Catherine, le recensement de 1946 est la dernière trace administrative d'Aurélie que j'ai pu trouver à ce jour. Elle habitait déjà au domicile de sa sœur Suzanne et de Gaston BENOIST.
Valentine
Valentine Célestine, c'est notre grand-mère maternelle.
Elle est née le jeudi 30 septembre 1886.
Son certificat de communion nous précise que c'est dans l'église de Paizay-le-Chapt qu'elle a été baptisée le 14 octobre 1886, fait sa première communion le 16 mai 1897 et a été confirmée le 17 mai 1900.
Elle a presque 34 ans quand elle épouse, dans cette même église, Pierre Émilien SOUVIGNON, notre grand-père. Elle partage ce moment avec sa sœur Suzanne qui se marie le même jour avec Gaston BENOIST. La cérémonie a lieu à Paizay-le-Chapt le 1er août1920.
Vous trouverez bientôt plus d'informations sur la page à venir dédiée au couple Valentine - Émilien.
En attendant, je vous invite à découvrir une Valentine bien différente de la grand-mère au dos vouté et habillée en noir telle que je l'ai toujours connue. Cliquez sur le 1er bouton ci-après pour voir comment elle était charmante à 22 ans habillée à la mode d'avant la 1ère guerre mondiale, la taille de guêpe et le maintien bien droit lors du mariage de sa cousine Céline ANDRÉ en 1909. Elle avait 22 ans.
L'autre bouton vous donnera accès à une petite animation entièrement fictive créée par une IA à partir de l'image ci-contre. Malgré l'air sérieux qu'elle affichait sur la plupart des photos retrouvées, j'espère qu'elle s'amusait autant.
Edmond
Edmond Célestin est né le 11 juin 1890. Même si cet oncle qu'elle n'a pas connu a été évoqué par notre mère, je n'ai pas retrouvé (ou pu identifier) d'image ou de document de lui dans les archives de la famille.
Il est décédé à l'âge de 21 ans le dimanche 12 novembre 1911.
Suzanne
Ses prénoms de baptême sont Suzanne Germaine. Elle est née un mercredi, le 21 octobre 1896.
Suzanne a 23 ans quand elle épouse Gaston Georges Théophile BENOIST, un employé de commerce âgé de 24 ans né à Olonne en Vendée. Comme mentionné plus haut, le mariage a lieu le même jour que celui de sa sœur Valentine avec Émilien SOUVIGNON.
Les parents de Gaston sont originaires du sud de la Vendée, Chaillé-les-Marais et l'Île-d-Elle, près de Marans. A l'époque du mariage, ils résident à Angoulins. Le livret militaire de Gaston mentionne également une adresse "aux casernes" à Angoulins en 1920.
La mère de Gaston, Marie Rosalie Angèle CHAIGNEAU est décédée en 1949, à l'âge de 83 ans, à Paizay-le-Chapt. Sans doute était-elle venue finir ses jours chez son fils et sa belle-fille.
Gaston avait deux frères, Albéric Fulgence Jean et Eugène Jean, mort pour la France en 1918. La fiche Geneanet de Gaston vous fournira plus de données ☸.
Suzanne et Gaston auront deux fils, Jacques et André. Vous trouverez plus d'information et d'images sur ces cousins de Maggy dans la page qui leur est dédiée. La famille vivait dans une grande maison héritée des parents AUDRY située juste en face de la mairie de Paizay-le-Chapt.
Le 1er bouton ci-après vous permettra de découvrir Suzanne telle qu'elle était à l'âge de 12 ans. L'image est extraite de la photo de mariage de sa cousine Céline ANDRÉ en 1909. Le 2nd bouton vous proposera une animation réalisée par une IA de la photographie de Suzanne ci-contre.
Mes sœurs comme moi gardons un très bon souvenir de notre grand-tante Suzanne. Elle élevait des chèvres et fabriquait des fromages. Lors de nos vacances à Paizay-le-Chapt, elle nous emmenait garder ses chèvres dans les champs hérités de ses parents du côté de Vezin. Pour le goûter, elle nous préparait de grandes tartines sur lesquelles elle étalait du fromage de chèvres frais salé ou sucré. Elle était douce et foncièrement gentille.
Vous trouverez plus de détails sur Gaston et sa famille en consultant sa fiche Geneanet.
Gaston est décédé le 10 août 1968 à Paizay-le-Chapt à l'âge de 72 ans. Suzanne, elle, est morte à Niort le 16 mars 1974. Elle avait 77 ans. Bien qu'âgé de 15 ans à l'époque, je n'ai pas gardé de souvenirs de sa fin de vie.
La petite vidéo cachée derrière la photo ci-contre nous montre Anne et moi en compagnie de Suzanne et de Gaston à la sortie des douches municipales de Paizay-le-Chapt.
Edouard
Edouard Albert est né le vendredi 15 novembre 1901 à Paizay-le-Chapt. C'est le seul de la fratrie dont les noms de baptême ne font pas référence à Célestin.
En 1921, son livret militaire nous apprend qu'il est commerçant, mesure 1,66 mètre, qu'il a les cheveux et les yeux noirs et qu'il souffre déjà de problèmes de santé.
Extrait de sa fiche :
"Incorporé à compter du 5 avril 1921; arrivé au corps le 6 avril 1921 comme soldat de seconde classe. Classé service auxiliaire par décision du Général commandant le Département de la Seine et Oise en date du 3 juin 1921 sur avis de la commission de réforme de Versailles du 30 mai 1921 pour faiblesse générale de constitution indice 34 antérieure à l'incorporation. Passé au 511ème Régiment de Chars de Combat le 15 aout 1922. Réformé temporairement et proposé pour pension temporaire invalidité de 30%, décision de la commission de réforme de Poitiers du 13 octobre 1922...Entré à l’hôpital le 2 juin 1922. En convalescence de 3 mois du 24 juin au 24 décembre 1922. Réformé n° 1 et proposé pour pension temporaire invalidité de 100%".
Son livret militaire nous confirme également l'état de sa maladie en 1923.
"Décision de la commission spéciale de réforme de Poitiers du 13 février 1923 :
1. Tuberculose pulmonaire évolutive.
2. Mal de port dorso lombaire."
Édouard décède en son domicile à Paizay-le-Chapt un an plus tard, le dimanche 18 mai 1924. C'est son beau-frère Gaston BENOIST qui fait la déclaration en mairie le lendemain.
Dimanche 2 août 1920 à Paizay-le-Chapt, Valentine AUDRY épouse Emilien SOUVIGNON et sa petite sœur, Suzanne, Gaston BENOIST.
Les deux époux ont été démobilisés quelques mois plus tôt en 1919.
En cliquant sur le 1er bouton ci-dessous, vous pourrez étudier la photo disponible en grand format et essayer d'identifier les personnes présentes ce jour là. Pour vous donner des pistes j'ai créé une petite animation (2nd bouton) qui vous donnera le nom des quelques personnes que j'ai pu reconnaitre à ce jour.
Voici également un extrait des signatures figurant en bas des deux actes de mariage.
En haut les parents des mariées : Célestin AUDRY et Marie-Louise LÉVÊQUE
En dessous : Valentine AUDRY
En bas : Suzanne AUDRY
J'aime bien le style de celle de Suzanne.
Notre lien avec la famille JOUBERT, passe par Louise qui épousa François AUDRY le mardi 25 juin 1850 à Paizay-le-Chapt. Louise était donc la grand-mère de notre grand-mère maternelle, Valentine AUDRY.
Elle est originaire d'Asnières, village situé sur la route de Brioux-sur-Boutonne à Paizay-le-Chapt. En 1850, elle vit déjà à Paizay-le-Chapt du fait de son précédent mariage avec François ARNAULT décédé deux ans auparavant. De ce premier mariage elle a eu une fille, Marie, qui épousera plus tard Jean HILLAIRET.
Le père de Louise est François JOUBERT, agriculteur à Asnières. François s'est marié trois fois :
En mars 1803, à 37 ans, il épouse Louise DANIAUD, une jeune fille de 6 ans sa cadette originaire elle aussi d'Asnières. Louise DANIAUD meurt deux ans plus tard à l'âge de 32 ans sans avoir eu d'enfant.
En novembre 1806, il se remarie avec Françoise SERPAUD, 30 ans, également née à Asnières. François et Françoise auront deux fils, Jacques, né en 1807, et François né en 1809.
Mais Françoise meurt en juin 1811 à l'âge de 35 ans.
En octobre 1812, il épouse Louise BRISSON, une briouxaise de 34 ans. Ensemble ils auront une première fille prénommée Louise, née en septembre 1813 mais qui ne vivra que 15 jours. le 26 février 1815, ils donneront le même prénom à leur seconde fille, notre aïeule.
Le père de François s'appelait Jean et sa mère Marguerite POUILLOUX.
Bien avant le mariage de Marie-Pascale, nos aïeux AUDRY ont croisé des porteurs du nom NAFFRECHOUX. Ceci n'est pas très étonnant car c'est un nom assez répandu dans le sud des Deux-Sèvres.
Le premier cas est celui de Françoise NAFFRECHOUX qui épousa un certain Louis MOUSNIER à la fin du 17ème siècle. Leur fille, Louise ☸, épousa Louis AUDRY en mai 1718.
En 1732, un Pierre NAFFRECHOUX était présent au mariage de Jacques AUDRY et Marie CAPITAINE ☸. C'était le cousin germain par alliance de la mariée.
Et, en 1820, il y a bien entendu le mariage de Françoise AUDRY et Georges NAFFRECHOUX développé plus haut dans cette page.
Plus haut dans cette page, nous avons vu qu'en 1869 Victorine BRISSEAU ☸ , la petite fille de Jeanne AUDRY avait épousé un certain Pierre BROTHIER à Sauzé-Vaussais.
La même année, à Mansle, en Charente, le fils de Madeleine AUDRY, François BOUGOUIN, convolait en justes noces avec une certaine Marie BROTHIER ☸.
En fait, les relations entre AUDRY et BROTHIER ont débuté bien avant, en 1722.
Le lundi 16 novembre 1722 exactement, J. SERVANT, curé de Mairé-Levescault, a célébré en son église un double mariage unissant les enfants de Pierre AUDRY et Françoise GAGNAIRE d'un côté à ceux de Julien BROTHIER et Suzanne CHAUVET d'autre part.
Pierre AUDRY fils a épousé Toinette BROTHIER
Louis BROTHIER et Jeanne AUDRY se sont dit oui.
Pour l'anecdote, Pierre AUDRY et Toinette BROTHIER ont eu un fils, également prénommé Pierre. Ce dernier est né le 15 mars 1734. 225 ans plus tard ,jour pour jour, et un jour après votre serviteur, naissait un certain Jean-François BROTHIER. Après nous être probablement croisés à la maternité de La Rochelle, c'est ce même Jean-François que je retrouvais plus tard sur les bancs du lycée Jean Dautet de La Rochelle puis sur ceux de l'École de Commerce de Poitiers.
Deux autres évènements relient les deux familles :
En octobre 1821, un certain Jean BROTHIER assistait Louis et Pierre AUDRY pour la déclaration de naissance de Jeanne AUDRY ☸ , fille de Louis.
Enfin, le recensement de la population de Paizay-le-Chapt en 1906 nous apprend que le voisin de la famille AUDRY est le prêtre Jean Charles FLÉAU originaire de Sauzé et dont la mère n'est autre qu'une certaine Marie BROTHIER née également à Sauzé en 1846.
Le 11 avril 1809, François AUDRY épouse sa cousine au 4ème degré, Marie AUDRY.
En dehors du lien entre cousins AUDRY, ils ont également des grand-parents communs du côté de la famille RIPPLOU. En effet, la grand-mère de Pierre et celle de Marie étaient sœurs, filles de François RIPPLOU et Marie BAILLARGE. Louis AUDRY avait épousé Marie RIPPLOU en février 1756 et son frère cadet, Pierre AUDRY, avait épousé Marguerite RIPPLOU en novembre de l'année suivante (sans doute le temps de faire la cour à sa nouvelle belle-sœur).
Pierre et Marie auront quand-même 8 enfants entre 1810 et 1832 ☸.
Il n'existe pas vraiment de lien de famille au sens généalogique du terme avec les BOURGNET, CASTOR et CONTE. Ce sont des liens d'amitié et de parrainage qui ont perduré à travers plusieurs générations.
Le recensement de la population de Paizay-le-Chapt en 1906 confirme que Léon BOURGNET habitait dans la maison située à côté de celle des AUDRY (voir plan ci-contre) avec son épouse Clémence, née MICHEAU, leur fils Albert, alors âgé de 18 ans, et leur fille Julia, âgée de 17 ans.
Les liens d'amitiés entre les familles devaient être déjà bien établis si l'on considère les actes de mariage des deux sœurs AUDRY du 2 août 1920. En effet, si le maire de l'époque, Eugène JOLLIET, signe l'acte de mariage de Valentine, c'est son adjoint, Léon BOURGNET qui signe celui de sa voisine Suzanne (c'est en effet Suzanne qui reprendra la maison des AUDRY avec son mari Gaston). Le fait que se soit Léon qui signe à la place du maire, pourtant bien présent, s'explique peut-être par le fait que se soit son épouse Clémence que Suzanne avait choisie comme témoin.
Julia BOURGNET devait être très proche des sœurs AUDRY. En 1906, Valentine avait 20 ans, Suzanne en avait 10 et Julia 17. Cette amitié a duré car plus tard, notre mère l'appelait "tata Julia".
En avril 1914, Julia épouse Maurice CASTOR, agent d'assurances, originaire de Brioux-sur-Boutonne.
Leur fille Andrée nait à Paizay-le-Chapt en février 1915. C'est son oncle, Albert BOURGNET qui fait la déclaration de naissance en mairie. Il est accompagné de Célestin AUDRY, le père de Valentine et de Suzanne. Célestin signe le document ainsi que le second témoin, Frédéric REVEILLAUD.
Notre mère, Maggy, sera une grande amie d'Andrée. Elle est présente à son mariage avec Henri CONTE en avril 1937.
En 1942, elle sera la marraine de leur fils Jean-Louis. Jean-Louis sera le parrain d'Anne. Moi-même je serai choisi plus tard comme parrain lors du baptême du fils de Jean-Louis, Olivier.
Vous trouverez de nombreux témoignages de la relation entre nos familles dans les pages "médiathèque" de ce site, que soit soit dans l'album de Jean ou dans les films du grenier. Ces liens étroits ont perduré jusqu'au décès prématuré de Jean-Louis en 2001.