Nos liens avec la famille Lévêque commencent avec Marie-Louise Calista LֻÉVÊQUE, la grand-mère maternelle de Maggy.
Marie-Louise, originaire d’Asnières, avait épousé Célestin AUDRY du village voisin de Paizay-le-Chapt en juin 1883.
Ensemble, ils ont eu cinq enfants, dont Valentine, la mère de Maggy.
Je n'ai pas retrouvé que deux documents sur les LֻÉVÊQUE dans les archives de la famille :
Le cahier de classe de Marie-louise quand elle était en deuxième division à l'age de 11 ans.
Un acte notarié de "Liquidation des Reprises" établi en 1876.
Je vous invite à feuilleter le cahier de Marie-Louise qui est un exemple intéressant du niveau de l'éducation primaire dans les campagnes françaises au tout début de la 3ème République après la chute du second Empire.
L'acte notarié établit les conditions matérielles de la séparation de biens entre les parents de Marie-Louise, séparation officialisée par un jugement du 30 juin 1876. Vous y retrouverez notamment la liste des biens de la dote apportée par Louise Ragot pour son mariage ainsi que l'évaluation du dédommagement du à son mari, François LֻÉVÊQUE, pour avoir cultivé la parcelle de terre inclue dans cette dote.
L'image ci-contre est extraite de la photographie de mariage de deux des filles de Marie-Louise, Valentine et Suzanne.
Les deux sœurs se sont mariées le même jour d'août 1920; Valentine, à droite, avec Émilien SOUVIGNON et Suzanne, à gauche, avec Gaston BENOIST.
Marie-Louise doit être la personne dont le visage apparait derrière l'épaule de Valentine. Son mari Célestin AUDRY se tient debout derrière notre futur grand-père Émilien.
Hormis l'acte notarié, je n'ai pas trouvé de traces sur les raisons de la séparation des parents de Marie-Louise. François avait épousé Louise RAGOT le mardi 30 novembre 1858 à Lusseray. Il avait 23 ans, elle en avait20.
Les RAGOT étaient originaires d'Aubigné et François venait de Paizay-le-Tort. Ils se sont établis à Vezin, petit village de la commune d'Asnières situé à proximité de Paizay-le-Chapt. Ceci explique sans doute pourquoi notre grand-tante Suzanne, fille de Marie-Louise, nous emmenait garder ses chèvres dans son champ de Vezin quand nous étions petits.
Marie-Louise, ses parents et ses frères et sœurs.
François et Louise RAGOT ont eu quatre enfants (cliquez sur les prénoms soulignés pour accéder aux fiches Geneanet et pour consulter les documents associés).
Émile né en 1859 qui ne vivra que 5 ans. Il décède en 1865 à Paizay-le-Chapt.
Marie-Louise Calista née le mardi 11 novembre 1862 dans la maison familiale de Vezin.
Elle épouse Célestin Audry en 1883 à Paizay-le-Chapt. Ensemble ils auront cinq enfants dont notre grand-mère, Valentine AUDRY.
Marie-Louise décède le 1er février 1941, un samedi. Elle avait 78 ans. C'est Gaston BENOIST, le mari de sa fille Suzanne, qui déclare le décès à la mairie de Paizay-le-Chapt.
Louis François Émilien né en 1866 à Vezin au domicile de Joseph RAGOT, son grand-père maternel.
Louis épouse Marie DECHAINE à Asnières en 1891. Le couple a eu 5 enfants avant de divorcer en 1907.
Ils ont d'abord vécu à Vezin puis se sont établis à Aulnay de Saintonge.
louis est décédé en juin 1912 à son domicile de Chef-Boutonne. Il avait 41 ans.
De son vivant, il exerçait la profession de hongreur, comme son père.
Son livret militaire nous apprend qu'il a été condamné par deux fois pour abus de confiance, une fois en 1898 (6 mois de prison) et une fois en 1901 (15 jours de prison).
Marie-Thérèse née en octobre 1870 au domicile familial de Vezin.
En 1885, François épouse Marie MOUSNIER en secondes noces à Saint-Coutant, près de Melle. Ensemble il auront une fille, Ernestine, née en août 1886 à Lusseray.
Il décède chez lui, dans ce village de Lusseray, en mai 1905. C'est Frédéric TEXIER, époux de sa sœur Sainte-Florence, qui déclare le décès à la mairie.
François LֻÉVÊQUE, comme son père avant lui, exerçait la profession de hongreur (personne qui hongre les chevaux, qui les châtre). La pratique de la castration est venue de Hongrie d'où le nom. Un hongre est un cheval castré. Le hongreur tenait parfois le rôle d'un vétérinaire.
Les recherches sur les LֻÉVÊQUE ont été compliquées pour deux raisons majeures.
L'orthographe du nom varie selon les lieux, le rédacteur des documents d'état civil et les lieux de naissance, mariage ou décès. Selon les actes, ou trouves des variantes autour de Levesque, Levesques, Vèques, Vaique,... Par convention j'ai retenu l'orthographe LֻÉVÊQUE dans l'arbre généalogique.
Les familles sont nombreuses et le nom assez répandu. A la même époque on trouve des LֻÉVÊQUE dans le même bourg qui n'ont pas forcément de liens directs. On se perd rapidement dans les descendances entre cousins de plus en plus éloignés et qui portent souvent des prénoms identiques.
Toutefois, grâce aux archives des Deux-Sèvres et aux arbres généalogiques de Geneanet, j'ai pu remonter jusqu'à Jacques LֻÉVÊQUE qui, un dimanche de juillet 1658 est venu faire faire baptiser son fils Jean en l'église de Lezay, un village au nord-ouest de Melle. Son épouse, la mère de Jean, s'appelait Suzanne VALET. Le parrain s'appelait également Jean LֻÉVÊQUE, probablement un frère de Jacques. Nous sommes sous le règne de Louis XIV qui, en cet été de 1658, bataille à Dunkerque et dans les Flandres.
Voici donc une vision simplifiée de la lignée des LֻÉVÊQUE depuis Jacques jusqu'à Marie-Louise, la grand-mère de Maggy. Je vous laisse le soin d'explorer les mariages et les enfants de chaque famille jusqu'à nos cousins éloignés dans l'arbre Geneanet, si le cœur vous en dit.
L'église de Lezay
Les origines de la famille Lévêque sont essentiellement situées dans le Pays Mellois.
Si l'histoire reconstituée part de Lezay en 1658, elle se déplace vers Brioux et Melle pour se concentrer sur Celles-sur-Belles jusqu'à la fin du 18ème siècle. Pendant la première moitie du 19ème, le famille est principalement centrée sur Paizay-le-Tort avant de se déplacer au gré des mariages sur Tillou, village qui recense le plus de LֻÉVÊQUE, Sauzé-Vaussais, Asnières puis Vezin, (on se rapproche de Paizay-le-Chapt).
Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Paizay-le-Tort, je vous invite à regarder le reportage réalisé par FR3 et disponible dans la page des documents audio et vidéo.
On vit plutôt vieux dans la famille LֻÉVÊQUE même à l'époque où l'espérance de vie était supposée brève par rapport à nos standards du 21ème siècle.
Parmi les 90 LֻÉVÊQUE de notre arbre, 26 ont vécu plus de 70 ans parmi lesquels 15 ont dépassé les 80 ans.
Louis, cabaretier et affranchisseur à Celles-sur-Belles et né en 1774 est décédé à l'âge de 81 ans. Son épouse, Louise MONT a vécu jusqu'à 88 ans.
Un autre Louis, né en 1799 à Paizay-le-Tort, marchand de porcs, a vécu jusqu'à 86 ans. Eugène, agriculteur à Aulnay, né en 1897 est décédé à 91 ans.
La plus vieille s'appelait Adéline, elle est morte en 1996 à l'âge de 97 ans.
La famille exerce des professions assez diverses :
Négociant, marchand de porcs, boucher.
Cabaretier, affranchisseur.
Cultivateur, hongreur, jardinier.
Couturière, coiffeuse.
Meunier, grenotier (marchand de grains, d'après les anciennes Ordonnances mais aussi de fleurs, d'arbustes et de bulbes).
Je n'ai pas de souvenir particulier de liens entretenus par notre famille avec les neveux et nièces de Marie-Louise. Pourtant, beaucoup sont restés à Paizay-le-Chapt ou dans les environs et leurs petits-enfants étaient des cousins de notre mère.
Si nous considérons l'arbre simplifié ci-dessous, nos liens avec les descendants de Marie Thérèse, la sœur de Marie-Louise, apparaissent clairement.
En 1888, Célestin AUDRY (34 ans) est le témoin de sa belle-sœur Marie-Thérèse quand elle épouse Paul Joseph ANDRÉ, natif de Vezin.
En juillet 1889, Marie Thérèse met au monde une fille, Céline. Elle décèdera moins de 5 ans plus tard, en janvier 1894, en son domicile de Vezin.
Les deux personnes qui déclarent le décès à la mairie de Paizay-le-Chapt sont Jean-Louis FRELET, l'instituteur public, époux de Madeleine ANDRÉ, la sœur de Paul, et Célestin AUDRY.
Le recensement de 1901 confirme que Céline vit à Vezin avec son père aidé de sa mère, Madeleine MICHEAU et d'une domestique, Sidonie POUROUX. Celui de 1906 nous apprend qu'elle y vit maintenant seule avec son père. Ils ont comme voisins le couple RICHARD qui vient d'avoir un enfant, Adonis (notre futur grand-oncle a tout juste 1 an). Trois maisons plus loin, vivent Alexandrine RICHARD (la tante d'Adonis), son mari, Pierre FOUILLADE, et leur deux filles, Mathilde et Aline (les cousines germaines d'Adonis).
A 20 ans, Céline ANDRÉ épouse Albert COCHET originaire d'Aulnay de Saintonge. Si j'en crois les indices, je pense que la photographie ci-dessous, retrouvée dans les cartons de Paizay-le-Chapt, doit être celle du mariage.
Ce qui est sûr, car inscrit sur l'acte de mariage, c'est que notre grand-mère Valentine AUDRY était le témoin de sa cousine germaine Céline tout comme Gabrielle ANDRÉ, la sœur de Paul.
La jeune femme assise au 1er rang, désignée par la flèche la plus à gauche en bas de la photo est bien notre grand-mère âgée alors de 22 ans. Visualisez l'image de Valentine en cliquant ici. Toujours au premier rang, au dessus de la flèche la plus à droite, vous reconnaitrez peut-être notre grand-tante Suzanne qui n'a encore que 12 ans. Visualisez l'image de Suzanne en cliquant ici.
Onze ans plus tard, en août 1920, Céline sera à son tour le témoin de Valentine quand celle-ci épousera notre grand-père, Émilien SOUVIGNON.
Céline et Albert COCHET ont eu 4 enfants. Leur première fille est morte peu après sa naissance en 1910 mais les 3 autres ont vécu à Paizay-le-Chapt, Vezin ou Asnières à la même époque que Maggy.
De même, il est étonnant que je n'ai aucun souvenir de discussion ou de réunion de famille concernant la famille du frère de notre arrière grand-mère, Louis François Émilien LEVEQUE.
Louis a épousé Marie DECHAINE ☸, originaire de Vendelaigne, en janvier 1891. Célestin AUDRY est également son témoin.
Louis et Marie ont eu cinq enfants tous contemporains de notre grand-mère Valentine, leur cousine germaine. Certains se sont mariés et, à leur tour, ont probablement eu des enfants cousins de Maggy. Célestin AUDRY était le témoin de Valentine LEVEQUE en 1919.