Émilien prépare le cochon
La famille SOUVIGNON est celle de notre grand-père maternel, Émilien, dont le prénom de baptême est en fait Pierre. Émilien était son second prénom. Il préférait sans doute qu'on l'appelle ainsi pour ne pas être confondu avec son père, grand-père et arrière-grand-père qui se prénommaient tous Pierre.
C'était l'ainé et le seul garçon de la fratrie. Ses deux sœurs s'appelaient Emma et Edith, mariée avec d'Adonis RICHARD.
Il a 31 ans quand il épouse Valentine AUDRY. De cette union naîtra Maggy quatre ans plus tard.
Le tableau qui suit donne un aperçu de la lignée SOUVIGNON de la seconde moitié du 17ème siècle jusqu'à sa naissance.
Si l'on considère le patronyme SOUVIGNON, les traces avérées de nos ancêtres débutent avec François, cultivateur, né à Aubigné vers 1667.
Par contre, Marie Anne VALLÉE, sa bru, nous ouvre d'autres perspectives bien plus anciennes. C'est le contrat de mariage de Jean SOUVIGNON et de Marie Anne VALLÉE en 1725 qui nous fournit les indices permettant de remonter cette branche de nos ancêtres jusqu'au XIVème siècle.
La mémoire familiale faisait mention d'origines nobles du côté de la grand-mère de notre père dont les aïeux auraient été des descendants non reconnus d'un certain Jean de L'HERMITAIN. Comme évoqué dans la page sur les documents audio, cette légende ne me semble toujours pas prouvée et je n'ai trouvé aucune trace de cette filiation dans les archives officielles.
Par contre, il s'avère que la grand-mère de Marie Anne VALLÉE, elle, était bien la descendante d'une vieille famille noble de Saintonge, la famille AISSE. Si d'infimes gouttes de sang bleu coulent encore dans nos veines, c'est donc "grâce" à Maggy, plutôt que du fait de Jean.
Extrait simplifié de l'arbre généalogique reconstitué
à partir de Gilles, petit fils de Jean, AISSE.
L'avantage d'avoir des ancêtres appartenant à la noblesse c'est que les archives et le travail des généalogistes sont bien plus riches et permettent de remonter beaucoup plus avant dans le temps.
Différentes sources m'ont permis de remonter jusqu'à Jean AISSE ☸ , seigneur de Touverac, qui a vécu entre la fin du 14ème et le début du 15ème siècle sous le règne de Charles VI, dit « le Bien-Aimé ».
Entre le 16ème et le 17ème siècle, la famille AISSE s'est convertie au protestantisme. Elle revient dans le giron de l'église catholique pendant la deuxième moitié du 17ème. Les archives départementales des Deux-Sèvres ont conservé le certificat d'abjuration de l'"hérésie de Calvin et Luther" en 1671 par les deux sœurs de Jeanne Thérèse AISSE, Renée et Marie. La politique anti-protestante menée par Louis XIV ou les mariages avec des catholiques sont probablement à l'origine de ces conversions.
En 1674, Jeanne Thérèse AISSE épouse un roturier, Jean VALLÉE, en l'église catholique d'Aubigné, son village de naissance.
Pour consulter l'histoire de la famille AISSE ainsi que les sources utilisées, cliquez ici pour atteindre le chapitre qui leur est consacré.
Depuis François en 1667 et jusqu'au mariage de son petit-fils, également prénommé François, avec Marie JAMET en 1773, nos aïeux SOUVIGNON vivent dans le village d'Aubigné, dans le sud des Deux-Sèvres actuelles.
Les autres SOUVIGNON resteront à Aubigné ou s'installeront à Villemain.
Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur l'histoire du village, vous pouvez feuilleter la monographie de la commune sur le site des archives départementales des Deux-Sèvres.
La localisation de nos aïeux à Aubigné semble même bien antérieure aux premiers documents trouvés avec un patronyme SOUVIGNON.
Le dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou nous apprend que "Gabriel AISSE habitait Aubigné, près Chef-Boutonne, lorsqu'il fut maintenu noble par Barentin le 1er septembre 1667".
De même, la famille de Anne GUILLEBEAU, l'épouse de François SOUVIGNON, réside à Aubigné au moins depuis la fin du 16ème siècle. Les archives contiennent l'acte de décès d'un Vincent GUILLEBEAU inhumé à Aubigné en 1679 à l'âge de 80 ans.
Les archives des Deux-Sèvres sont source de bien des informations sur des SOUVIGNON ayant vécu à Aubigné ou venant des paroisses alentour dès le début du 17ème siècle mais François est le premier que j'ai pu relier à nos ascendants de façon vérifiable.
Parmi ces candidats potentiels aux liens familiaux on trouve :
Gilles SOUVIGNON, parrain d'une Marie GUILLEBEAU.
Clémence SOUVIGNON épouse de Gilles SOURISSEAU et liée à Simon SOUVIGNON parrain de son fils Simon né en 1644.
Isabelle SOUVIGNON mariée à Mathieu GAZEAU dont la fille Jeanne est née en 1646. On retrouvera des liens avec la famille GAZEAU dans plusieurs documents dont des actes notariés de 1720.
Les frères Louis et Jean SOUVIGNON originaires de la paroisse de Vinax proche d'Aubigné mais de l'autre côté de la "frontière" avec l'actuelle Charente-Maritime. Ces frères ont épousé chacun une des sœurs DAIGNEAU, Marie et Madeleine, le 26 octobre 1653. Les deux couples se sont installés à Aubigné, paroisse d'origine des deux sœurs, où sont nés les quatre enfants identifiés de Louis et Marie ainsi que les deux de Jean et Madeleine.
Guillemette SOUVIGNON épouse de Laurent GUERIN et qui donnera naissance à un petit Laurent en 1650. GUERIN est un nom que l'on retrouve sur plusieurs documents.
Jean SOUVIGNON (1666-1746), charpentier domicilié au village de Fleury, paroisse d'Aubigné.
Contrairement à François, qui a vécu à la même époque, ce Jean SOUVIGNON savait signer.
Avec son épouse, Jeanne PERDRIAT, il a eu un fils également prénommé Jean ☸, contemporain du fils de François, son homonyme.
Nous disposons de plusieurs documents permettant de cerner un peu la vie de notre aïeul François SOUVIGNON. Son certificat d'inhumation du 3 janvier 1757 nous apprend qu'il avait atteint l'âge tout à fait honorable de 90 ans au moment de son décès, ce qui nous donne une date de naissance aux alentours de 1667.
En cette année de 1667, Louis XIV guerroie dans le nord de la France et conquiert la ville de Douai. La même année, madame de Montespan devient la maîtresse du Roi après avoir évincé mademoiselle de la Vallière.
Quelques années plus tard et bien plus modestement, François, lui, épousera Anne GUILLEBEAU. Ensemble, ils auront au moins les deux enfants que j'ai pu identifier, Jean et Marie ☸.
Deux de ses petits-fils, Jean SOUVIGNON et Denis GAUTIER ☸, sont présents lors de l'inhumation de François au cimetière d'Aubigné.
Les archives de maître Yves DUPONT, notaire au Marquisat de Chef-Boutonne et résidant à Bret, village de la paroisse d'Aubigné, m'ont bien aidé à reconstituer la saga familiale de l'époque. Vous pouvez consulter le détail de ces actes notariés dans le chapitre dédié.
Au début des années 1700, François est impliqué dans un procès qui l'oppose à la famille GAZEAU du village de Fleury (paroisse d'Aubigné). Ce litige se conclura en décembre 1720 par un accord à l'amiable.
En décembre 1720, peu après l'accord précédent, il est élu par les habitants d'Aubigné avec trois autres personnes pour les représenter en qualité de notable de la paroisse. Ce n'était pas forcément une charge enviée car les notables étaient, entre autres choses, chargés de la collecte de la taille (impôt sous l'ancien Régime) et pouvaient avoir à payer pour les paroissiens défaillants.
En mai 1722, l'assemblée des habitants d'Aubigné le nomme syndic suppléant de Pierre MOUNET, charpentier, pour prendre en charge les affaires de la paroisse et appliquer les règlements de sa Majesté.
En octobre 1723, en qualité de syndic, il demande la réunion de la même assemblée pour que les habitants nomment les collecteurs de la taille dans les différents villages de la paroisse.
En février 1725, il participe à l'assemblée des habitants dont l'ordre du jour est de donner procuration aux collecteurs de la taille.
En mai 1732, accompagné sa femme Anne GUILLEBEAU, il signe devant notaire un échange de terres avec Simon MERLAUD, journalier et son épouse Françoise FRAIGNEAU.
Je ne sais pas s'il y a un lien de cause à effet, mais deux ans plus tard, en novembre 1734 il se met d'accord avec Jean MERLAUD, domestique de Vincent BEAUMONT, marchand voiturier demeurant au bourg de Bret, pour clore à l'amiable un procès intenté par lui devant le Présidial de Poitiers pour "excès et violences" commis contre lui par les frères Jean et Pierre MERLAUD, et Jean SANSONNET.
François et Anne GUILLEBEAU ont eu au moins deux enfants, Jean, notre aïeul, dont nous allons parler en détail un plus loin dans ce paragraphe, et Marie, née en 1705. D'après l'acte d'inhumation de Marie du 3 janvier 1742 cette dernière est décédée à l'âge de 37 ans.
Marie avait épousé Denis GAUTIER, veuf de Jeanne LACHIER dont il avait eu une fille, Anne, née vers 1730.
Ensemble, Marie et Denis auront cinq enfants, trois garçons, François, Jean, Denis, et deux filles, Jeanne et Marie. Pour l'anecdote, le lundi 29 janvier dut être jour de fête à Aubigné car quatre des enfants Gautier épousèrent quatre des enfants de Louis et Françoise Beaumont au cours de la même cérémonie religieuse.
Jean SOUVIGNON, le fils de François et donc oncle de trois des enfants GAUTIER, est présent au mariage. Il est mentionné en tant que tel et signe en bas du certificat. Une seconde signature Jean SOUVIGNON figure en dessous, celle de son fils ainé.
Jean est donc le fils de François. Il vient au monde avec le 18ème siècle; il est baptisé le dimanche 10 octobre 1700. Sa marraine est Marie GUILLEBEAU, la sœur de sa mère, et son parrain Jean ROUAUT, probablement un parent du côté de sa grand-mère maternelle. Pour le moment, je n'ai pas pu trouver son acte de décès. Les derniers documents qui mentionnent sa présence datent de 1753, année de naissance et de décès de son dernier fils Louis. En janvier de la même année, il était le témoin de son neveu Jean GAUTIER lors du mariage de celui-ci avec Françoise BEAUMONT. De l'acte de mariage de sa fille Jeanne, nous savons juste qu'il était déjà décédé en mai 1767.
En 1725, Jean épouse Marie Anne VALLÉE qui lui donnera les onze enfants que j'ai pu identifier, deux filles et neuf garçons, dont trois mourront peu après leur naissance.
Les pages manquantes dans les archives de l’Église ne permettent pas de trouver l'acte de mariage lui-même. Par contre, les registres du notaire Yves DUPONT m'ont permis de retrouver le contrat de mariage signé par les deux familles. Vous pouvez en consulter les détails sur la page des documents notariés avec notamment les noms des signataires ci-contre ainsi que leurs liens familiaux.
Jean exerçait la profession de laboureur et résidait dans le bourg même d'Aubigné.
Comme le montrent les documents d'état civil ou notariés, c'est le premier de nos ascendants directs au nom de SOUVIGNON qui savait écrire. Les documents sur lesquels figure le nom de son père mentionnent que celui-ci déclarait ne savoir signer. Du côté de sa belle-famille, les VALLÉE, RUSSET ou les AISSE on savait écrire depuis longtemps, l'héritage protestant y était sans doute pour quelque chose. Étrangement, sur les documents la concernant, son épouse Marie Anne VALLÉE déclare ne pas savoir signer.
En 1730, Marie GUILLEBEAU, sa tante du côté maternel, désigne Jean et Marie Anne comme légataires de ses bien dans son testament. Malade, elle les remercie "pour l’amitié qu’ils m’ont toujours porté bons et agréables services qu’ils m’ont rendus" et les charge, le moment venu, d'organiser son inhumation "en la terre sainte du cimetière du dit lieu d’Aubigné".
En 1735, il est présent en qualité de témoin lors de la rédaction du testament de Françoise FRAIGNEAU, veuve de Pierre GAUTIER et appose sa signature en bas de l'acte notarié.
En avril 1736, il accompagne Marie Anne, son épouse, chez Maître Yves Dupont, notaire au Marquisat de Chef-Boutonne qui réside au village de Bret à quelques centaines de mètres d'Aubigné. A l'époque, les femmes avaient besoin de l'accord de leur mari pour officialiser une décision. L'acte transcrit le choix fait par Marie Anne de renoncer à la succession de ses parents, Gabriel VALLÉE et Marie RUSSET. L'histoire ne donne pas le pourquoi de cette renonciation.
En 1743 et en 1745, Jean assiste aux mariages de ses cousins Jean et Louis LITOUX qui épousent respectivement Marie et Élisabeth JOLLIT ☸. Sa signature est présente sur les deux actes.
Je n'ai pas trouvé de document sur le décès de Jean ou sur celui de Marie Anne mais on peut déduire des actes en notre possession qu'ils sont morts entre avril 1753, date de naissance de Louis, leur dernier enfant, et mai 1767, date du mariage de Jeanne "fille de feu Jean SOUVIGNON et de feue Marie VALLÉE".
De même, si les archives des Deux-Sèvres sont assez complètes pour neuf de leurs onze enfants, je n'ai pas pu trouver d'acte de naissance et de décès de leur fils ainé Jean. Son existence est néanmoins confirmée par plusieurs actes que vous pouvez retrouver via sa fiche ☸ sur notre arbre Geneanet. Il ne peut pas être confondu avec le second Jean de la fratrie, fils pour lequel nous disposons bien des certificats de baptême et d'inhumation. Ce dernier est mort en 1754 à l'âge de 3 ans.
Il en va de même pour Pierre, né le dimanche 9 août 1744 dont on ne trouve plus aucune trace dans les archives passé cette date.
Nos ancêtres directs habitaient dans le bourg même d'Aubigné mais les certificats de baptême, mariage ou inhumation comme les actes notariés concernant les SOUVIGNON font également mention des villages de Fleury, Bret, Prémorin ou Vinax couverts par le curé d'Aubigné et avec chacun leur cimetière. Si le village de Vinax se trouve aujourd'hui dans le département de la Charente-Maritime, les autres sont bien situés dans le sud Deux-Sèvres.
L'étude de cette période n'a pas toujours été simple du fait de la cohabitation de plusieurs familles SOUVIGNON dans cette paroisse d'Aubigné. Pour mémoire, comme nous allons évoquer certains de leurs membres, voici un bref aperçu de deux familles de Jean SOUVIGNON y ayant vécu au même moment.
La paroisse d'Aubigné de l'époque
Le certificat de mariage de Jean DESNOUEL (en bas à droite du schéma) nous confirme qu'il y a un bien lien entre les deux familles. Le document mentionne en effet la présence à la cérémonie de Jean et de François SOUVIGNON, ses cousins au 4ème degré. En haut du schéma, François et Jean devaient donc être cousins issus de germains.
Il y a de fortes chances également pour que ce Jean SOUVIGNON, époux de Marie PERDRIAT, soit le charpentier demeurant au village de Fleury et désigné comme expert dans l'acte notarié de 1732 que vous pouvez consulter dans le chapitre dédié.
Des onze enfants de Jean SOUVIGNON et de Marie Anne VALLÉE, trois n'ont pas vécu :
Louis, né le 8 mai 1743 et décédé le 9 août de la même année.
Jean, décédé le 6 octobre 1754 à l'âge de 3 ans.
Louis, né le 1er avril 1753 et décédé 16 jours plus tard.
Voici donc les six enfants du couple qui ont survécu et pour lesquels nous disposons de documents ainsi que du nom du conjoint ☸.
1767, l'année des épousailles.
Nous pouvons tout de suite constater que l'année 1767 a été riche en mariages pour les deux familles SOUVIGNON vivant à Aubigné.
Jeanne SOUVIGNON, qui n'est pas une nos nos ascendantes (voir plus haut), fille de Jean SOUVIGNON et de Marie VAUGEOIS, ouvre les festivités le lundi 26 janvier en épousant Jean GENDREAU dont elle aura trois fils.
En mai, c'est son homonyme et, cette fois, notre aïeule, qui épouse François RIDEL, veuf de Marianne GOUGEAU. En juillet, Laurent célèbre son mariage avec Marianne, fille de Pierre PINEAU et de Marie BEAUMONT (le monde est petit) et enfin, au mois de novembre, c'est René qui épouse Marguerite, fille de Pierre MOUNET.
Jeanne SOUVIGNON (1733-1797)☸
Jeanne est donc la première de nos ascendants à quitter Aubigné en 1767 pour suivre son époux, François RIDEL. Ils s'installent à Paizay-le-Chapt, commune d'origine de François à 5km.
Leur fille Marie☸ nait en 1777. Ses parrain et marraine sont Laurent et Marie SOUVIGNON, frère et sœur de Jeanne. Marie se mariera deux fois. Son premier époux est mort peu après leurs noces.
Jeanne a gardé de fortes attaches sur Aubigné car elle est la marraine d'au moins sept enfants de la paroisse dont un certain François NAFRÉCHOUX baptisé en avril 1762.
René SOUVIGNON (1737-1811)☸
Le lundi 16 novembre 1767, René convole en justes noces avec Marguerite MOUNET qui vient de Vinax, village de la paroisse d'Aubigné distant de 7km.
Son oncle, René VALLÉE, ses frères François et Laurent sont présents à la cérémonie. Seule la signature de François figure sur l'acte de mariage.
René et Marguerite auront au moins deux filles, Marie (née en 1768) et Catherine (née en 1772). Catherine épousera plus tard Joseph VINCENT.
LAURENT SOUVIGNON (1742-1828)☸
Le 27 juillet 1767, également un lundi, Laurent épouse Marianne PINEAU, fille de Pierre et de Marie BEAUMONT. Marianne est placée sous l'autorité de Jean BEAUMONT, son oncle et curateur. Jean et François, les frères de Laurent, signent le certificat de mariage.
Lui aussi est parrain d'un petit NAFRÉCHOUX, Marie Catherine, baptisée le 21/09/1763 à Aubigné.
Marie Madeleine SOUVIGNON (née en 1748)☸
Marie Madeleine a épousé Jean MOUNET (1744-1810) en mars 1772. Jean est le frère de Marguerite MOUNET qui s'est mariée avec René SOUVIGNON cinq ans plus tôt.
La famille MOUNET croise à plusieurs reprises le chemin des SOUVIGNON. Un autre Pierre MOUNET était syndic de la paroisse d'Aubigné dans les années 1720 et a fait nommer François SOUVIGNON, le grand-père de Marie Madeleine, aussi comme syndic par l'assemblée des habitants.
Le couple s'installe au village des Consoudes sur la commune de Vinax. Il y aura au moins quatre enfants.
Marie Madeleine est la marraine de Marie, fille de son frère René et de Marguerite MOUNET. Elle est également la marraine de Marie RIDEL, fille de sa sœur Jeanne.
Elle décède à l'âge de 67 ans aux Consoudes.
Cybard SOUVIGNON (1750-1827)☸
Pour Cybard, je n'ai pas trouvé de certificat de mariage. Ce sont les actes de naissance de ses fils qui nous apprennent qu'il était marié à Marie BISCOURT originaire de Paizay-le-Chapt. Son prénom vient de saint Cybard, nom de l'ancienne église gothique d'Aubigné détruite au moment de la Révolution.
Cybard et Marie sont les parents d'au moins cinq enfants : Jean, Pierre, Joseph, François et Marie.
C'est l'ainé, Jean, qui accompagne sa mère pour déclarer le décès de son époux le vendredi 30 novembre 1827.
François SOUVIGNON (1739-1824)☸
François est notre ascendant direct. Même si sa sœur Jeanne s'est installée à Paizay-le-Chapt en 6 ans plus tôt, c'est lui qui, en 1773, entame l'histoire "paizéenne" de nos ancêtres SOUVIGNON.
Le 22 novembre 1773, il épouse donc Marie JAMET à l'église de Paizay-le-Chapt. Marie, âgée de 25 ans, est native de la paroisse tout comme son père Jacques. Sa mère, Anne MARCON, vient de Secondigné-sur-Belle.
Son frère Laurent et son beau-frère François RIDEL (le mari de Jeanne) sont présents à la cérémonie ainsi que Jacques JAMET, le frère de Marie.
Entre 1778 et 1795, le couple aura six enfants :
François (1778 - 1832) qui épousera sa belle-sœur, Marie Madeleine BONJOUR, en janvier 1809.
Pierre (1780 - 1825) qui se marie avec Jeanne BONJOUR (la sœur de Marie Madeleine) en janvier 1800.
Marie (1783 - 1828), qui devient l'épouse de René BARRAUD en 1808.
Madeleine (1786 - 1868), femme de Jacques RAFFOUX en 1811.
Anne (1789 - 1793).
Louise (1795 - 1818), qui s'est mariée en 1812 avec Pierre COLLON.
François meurt à Paizay-le-Chapt le samedi 31 juillet 1824. Il a 84 ans. Son fils ainé, François, fait la déclaration de décès à la mairie accompagné de son beau-frère René BARRAUD (époux de Marie). L'officier d'état civil qui établit la déclaration est Pierre COLLON, également gendre du défunt (époux de la cadette, Louise).
Marie, elle, s'éteindra 7 ans plus tard, en janvier 1832, au domicile de sa fille Louise. Elle avait 83 ans. C'est le même François qui déclare le décès de sa mère, accompagné de Pierre COLLON devenu garde-champêtre.
L'époque
Cette génération de SOUVIGNON et la suivante ont vécu une période troublée de l'histoire de France : La Révolution, le premier Empire, le retour à la Royauté et la restauration de la République. On retrouve les marques de ce contexte dans les différents documents liés aux personnes et disponibles dans les fiches individuelles Geneanet.
Plus localement, en 1816, la commune d'Aubigné a été le lieu d'un crime atroce qui a défrayé la chronique. Le curé Claude LEFÈVRE et sa servante Marie-Anne CHARRIER ont été sauvagement assassinés dans la maison du presbytère. Vous trouverez un résumé de la chronique relatant ce fait divers dans le chapitre dédié.
Nous voici donc maintenant à Paizay-le-Chapt où nos aïeux SOUVIGNON vivront sans interruption jusqu'en 1971, date du décès de notre grand-mère Valentine.
Depuis le second fils de François et de Marie JAMET, tous nos ancêtres directs SOUVIGNON mâles ont reçu Pierre comme premier nom de baptême, y compris notre grand-père qui, de son vivant, a choisi de se faire appeler par son second prénom, Émilien. C'était surement plus pratique. Il me faut vous avouer que cette homonymie intergénérationnelle n'a pas facilité le tri parmi les documents d'archives ou l'établissement des liens familiaux (parrains, neveux, témoins,...).
Pierre☸ est donc le second du nom natif de Paizay-le-Chapt. Au tout début du 19ème siècle, le 30 janvier 1800, il a 20 ans et épouse Jeanne BONJOUR également native de ce village, fille de Pierre BONJOUR et de Jeanne BERTON.
L'aventure avec la famille BONJOUR continue neuf ans plus tard quand son frère ainé, François SOUVIGNON, épouse une des sœurs cadettes de Jeanne, Marie-Madeleine.
Entre 1802 et 1822, le couple aura huit enfants, tous nés à Paizay-le-Chapt. Vous allez voir que leur père ne devait pas avoir beaucoup d'imagination quand il allait déclarer la naissance de ses enfants en mairie et qu'il fallait leur donner un prénom.
Pierre (1802 - 1806).
Madeleine (1805 - 1821).
Jeanne (1807 - 1829) qui épousera Jacques MELIN en 1824. Jacques était originaire de Luché-sur-Brioux.
L'histoire de Jeanne est assez triste. Elle meurt le 1er avril 1829 à l'âge de 22 ans. Trois ans auparavant elle avait accouché d'une petite Céleste qui mourra le 1er juillet 1829 à l'âge de trois ans, quatre mois jour pour jour après sa mère.
Après un an de deuil, son mari, Jacques MELIN, s'est remarié en avril 1830 avec Jeanne BRIS. Mais il ne profitera pas longtemps de la vie car il décède à son tour en octobre 1833 à l'âge de 31 ans.
Une seconde Madeleine (1809 - 1851), femme de François POUSSARD, un gars de Chérigné.
Madeleine était lingère. Elle meurt à l'âge de 41 ans, apparemment sans avoir eu d'enfant.
Une troisième Madeleine (1811 - 1890), qui épouse Jean BERTET en février 1835.
Le couple s'installe à Saint-Pierre de l'Ile, un village du canton d'Aulnay de Saintonge dans l'actuelle Charente-Maritime. Ils y auront cinq enfants.
C'est là que Madeleine décèdera en 1890 à l'âge de 78 ans.
Un second Pierre né en 1816 et pour lequel je n'ai trouvé comme trace qu'un certificat de naissance. Ce Pierre est sans doute décédé avant la naissance du troisième en 1822. Ce qui est certain c'est qu'il était mort en 1842, année du tirage au sort de son cadet, le troisième Pierre de la fratrie.
Une seconde Jeanne (1818 - 1893), qui s'est mariée en 1839 avec un charpentier de Saint-Georges-de-Longuepierre du nom de Joseph MARTINEAU. Saint-Georges est un village du canton d'Aulnay de Saintonge situé non loin de Dampierre-sur-Boutonne. Le couple va s'y établir dans un premier temps et avoir au moins deux enfants, Célestine et Joseph. Ils demeureront ensuite à Blanzay, une petite commune de Charente-Maritime non loin de là.
Un troisième Pierre (1822 - 1886), notre ascendant direct, dont nous allons parler plus en détail dans le paragraphe suivant.
Pierre SOUVIGNON est mort peu après la naissance de ce dernier fils, le mardi 6 septembre 1825. Il avait juste 47 ans. Son gendre Jacques MELIN et son beau-frère René BARRAUD, tous deux cultivateurs à Paizay-le-Chapt, ont déclaré le décès en mairie.
Jeanne BONJOUR, son épouse, décèdera à Blanzay en septembre 1849. A cette époque, elle résidait chez sa fille Jeanne et son gendre Joseph MARTINEAU. C'est ce dernier qui est allé déclarer le décès en mairie. Il était accompagné d'un voisin, Frédéric HUBNER.
La route qu'empruntait notre père pour aller de La Rochelle à Paizay-le-Chapt en voiture passait par Dampierre, La Villedieu, traversait une partie de la forêt de Chizé puis bifurquait vers le village du Cul pour rejoindre la maison de famille.
Nous passions donc juste à côté des villages de Blanzay, Saint-Georges de Longuepierre et Saint-Pierre de l'Ile sans nous douter que nos lointains cousins y avaient vécu ou y étaient enterrés.
Les deux sœurs Madeleine SOUVIGNON-BERTET et Jeanne SOUVIGNON-MARTINEAU ne vivaient pas loin l'une de l'autre.
Ce Pierre☸ est né à Paizay-le-Chapt, le samedi 23 mars 1822.
Il exempté de service militaire en 1842. Le motif de la dispense est "fils unique de veuve"; au 20ème siècle, on aurait mentionné "soutien de famille".
Le 29 septembre 1849 il épouse Henriette ROUILLÉE, une jeune fille originaire de Saint-Romans-lès-Melle, domestique à Paizay. Ils ont tous les deux 27 ans. Henriette est l'aînée d'une fratrie de sept enfants, six filles et un garçon. Une de ses sœurs cadettes née en 1834 a le même prénom mais, lors du recensement de Saint-Romans en 1846, elle est désignée avec le prénom de Rose. Nous reviendrons sur ce détail un peu plus loin.
Le mariage de Pierre et d'Henriette est célébré trois jours seulement après l'inhumation de la mère de Pierre, Jeanne BONJOUR, morte à Blanzay-sur-Boutonne au domicile de son gendre Joseph MARTINEAU. Le consentement au mariage donné par Jeanne avait été enregistré par Maître FAURE, notaire à Dampierre-sur-Boutonne le 24 septembre, trois jours avant son décès. L'oncle par alliance de Pierre, René BARRAUD, est présent à la cérémonie de mariage ainsi qu'un François SOUVIGNON, marchand de porcs âgé de 29 ans, que je ne suis pas encore parvenu à identifier.
Le couple avait déjà un enfant, Charles Germain, né hors-mariage trois ans plus tôt. L'acte de mariage officialise la reconnaissance de Charles comme leur fils.
Dans les années 1850, plusieurs documents mentionnent que Pierre exerce la profession de tisserand. Au cours des années 1870, il est devenu marchand de poteries. Le recensement de 1881 le déclare comme marchand de menue mercerie.
Pierre et Henriette ont eu trois enfants.
Charles Germain (1846 - 1872).
A la naissance, Charles a été déclaré comme enfant naturel, son père ne l'ayant pas encore reconnu. Il est né le 28 mai 1846 au domicile de ses grands-parents maternels à Saint-Romans-lès-Melle et à n'a que 8 jours lors du recensement de la commune effectué cette même année. Il est reconnu par Pierre SOUVIGNON comme son fils lors du mariage de 1849.
En 1866, il est déclaré apte au service lors du tirage au sort effectué à Brioux-sur-Boutonne. Sa fiche mentionne sa profession d'agriculteur. Il mesure 1,56 mètres, a les cheveux châtains et les yeux bleus.
C'est son père qui atteste de son décès le 10 mai 1872 à l'âge de 25 ans.
Charles a sans doute dû revenir blessé de la guerre de 1870-1871. L'acte de décès mentionne qu'il était soldat d'infanterie de marine. Le recensement de Paizay-le-Chapt effectué peu avant mentionne qu'il était en congé au domicile de ses parents. Le livret militaire de son frère cadet, Pierre, précise que ce dernier à été exempté de service pour cause de "frère mort au service".
Marie SOUVIGNON (1854 - 1924).
Marie est née le mardi 14 février 1854 à Paizay-le-Chapt. Son acte de naissance marque un premier lien avec la famille AUDRY. En effet, François AUDRY alors âgé de 27 ans, le futur grand-père de Valentine, notre grand-mère, est témoin de la déclaration de naissance en mairie. L'autre témoin s'appelle Jacques GUSTIN.
Au début de juin 1876 elle épouse Louis FERRON☸ originaire d'Asnières et de sept ans son aîné. Un des témoins de Marie est son cousin Saint Cluc MOINEAUD (le père du fameux Vidoluc dont vous trouverez l'histoire dans la page dédiée aux petites histoires locales).
Marie et Louis ont eu un fils, Alexandre (1884 - 1915), qui sera le point de départ de nos liens avec les familles MASSIAS et FOUCAULD. Notre relation avec ces deux familles, marquée par le décès d'Alexandre, mort au combat lors de la première guerre mondiale, est détaillée dans une page dédiée de ce site.
Les recensements de 1876 et de 1881 nous apprennent que le couple vivait chez les parents de Marie au moins à cette époque. Celui de 1881 précise que Marie exerce la profession de marchande de menue mercerie, comme son père. En 1901, elle est devenue épicière.
En mars 1924, notre grand-père Émilien déclare le décès de sa tante, Marie SOUVIGNON, survenu chez elle, dans le bourg de Paizay-le-Chapt. Le second déclarant s'appelle Moïse GOUGEAU.
Louis lui survivra encore 10 ans et décèdera à l'âge honorable de 87 ans, également à son domicile de Paizay. C'est son petit-fils, Henri MASSIAS, qui déclara le décès. Vous pourrez voir dans sa fiche Geneanet qu'on retrouve sa trace dans plusieurs évènements familiaux.
Pierre SOUVIGNON (1858 - 1920).
C'est le cadet de la fratrie et notre ancêtre direct. Nous allons en parler plus en détail un peu plus loin.
Pierre, le père, est décédé le 22 avril 1886 "en sa demeure au chef-lieu de cette commune" de Paizay-le-Chapt. Il avait 64 ans. Ce sont son fils Pierre et son gendre Louis FERRON, cultivateur alors âgé de 38 ans, qui se chargent de la déclaration en mairie.
Henriette, elle, meurt huit ans plus tard, en octobre 1894, dans la maison familiale qui est devenue à l'époque celle de son gendre et de sa fille Marie. Elle était âgée de 72 ans. Ce sont les même Pierre SOUVIGNON, son fils, et Louis FERRON, son gendre, qui déclarent le décès.
Nous arrivons maintenant à l'avant-dernier Pierre de la lignée, le grand-père de Maggy.
Il est né à Paizay-le-Chapt un lundi, le 1er février 1858. Le même jour est publié un décret instituant un Conseil privé sous la présidence de l'Empereur Napoléon III. Quinze jours plus tôt, ce dernier et l'Impératrice Eugénie sortaient indemnes d'un attentat perpétué par Felice Orsini, un nationaliste italien.
Dès ses 18 ans, les documents le nommant lui attribuent la profession de perruquier, de coiffeur ou de barbier.
En 1878, il est dispensé de service militaire pour cause de "frère mort au service"; il s'agit de Charles, comme vu plus haut. Pierre n'est pas très grand, 1,58 mètres et son livret militaire nous précise qu'il avait "un signe à la joue droite". Il avait les cheveux châtain foncé et les yeux gris. Entre 1884 et 1892 il a accompli plusieurs périodes d'exercice aux 125ème et 68ème régiments d'infanterie territoriale basés à Poitiers.
Un an et demi après le décès de son père, Pierre épouse Ernestine Louise Angélique VINCENT. Nous sommes en novembre 1887, il a 29 ans, elle en a 20.
Ernestine est née à Aubigné en 1867 du second mariage de son père, Jean VINCENT avec Suzanne DELMAS qui, elle, vient de Melle. En premières noces, Jean avait épousé une jeune fille originaire de Villemain, morte en 1859, Marie SOUVIGNON. Même en remontant jusqu'au 17ème siècle et bien que Villemain et Aubigné soient des villages proches l'un de l'autre, je n'ai pas trouvé de lien entre Marie et nos ancêtres SOUVIGNON. Mais nous reviendrons un peu plus loin sur cette coïncidence. Sinon, vous trouverez un peu plus de détails sur nos liens avec la famille VINCENT en allant sur la page dédiée à nos cousines Jacqueline et Mariam.
Parmi les personnes présentes à la cérémonie du mariage, on retrouve Louis FERRON, beau-frère du marié, Henri VINCENT, cousin germain d'Ernestine et Jacques MICHEAU. 32 ans plus tôt Jacques a épousé Henriette/Rose ROUILLÉ, la sœur cadette de la mère de Pierre évoquée plus haut. C'est donc l'oncle par alliance du marié.
Pierre et Ernestine ont eu trois enfants, un garçon, Pierre - Émilien, notre grand-père à qui nous consacrerons un chapitre dédié, et deux filles.
Emma Louise SOUVIGNON (1893 - 1919).
Emma est née à Paizay-le-Chapt un dimanche, le 12 novembre 1893.
La photo ci-contre est la seule que j'ai retrouvé dans les cartons et je n'ai pu l'identifier que grâce à l'annotation de notre mère au dos de l'image. L'original de la photographie avec l'annotation est disponible ici.
En mai 1818, Emma se marie avec Kléber BARRAUD, non encore démobilisé, sergent au 325ème régiment d'infanterie. Kléber est originaire de Loiré-sur-Nie, une commune située au sud d'Aulnay de Saintonge.
Deux ans avant ce mariage, Emma avait mis au monde une petite fille, Renée Odette, qui n'a vécu que 3 mois. Emma l'avait reconnue mais son père reste inconnu. On ne sait pas si c'était Kléber.
Emma n'aura pas le temps de profiter de sa nouvelle vie. Elle meurt le 7 février 1919, à peine 9 mois après son mariage. Est-ce la grippe espagnole qui l'a emportée comme beaucoup d'autres à l'époque ? La question reste ouverte.
On retrouve la trace de Kléber en région parisienne cinq ans plus tard. Il se remarie avec Juliette CAILLAULT à Charenton-le-Pont en avril 1923. Il décèdera en 1967 à Paris, dans le 13ème arrondissement.
Édith Renée SOUVIGNON (1904 - 1971).
Édith est la seule de la fratrie que j'ai connue de son vivant. Elle est née à Paizay-le-Chapt le samedi 9 avril 1904 vers dix heures du matin au domicile de ses parents. Les témoins de sa déclaration de naissance sont Jean-Louis FRELET, instituteur à Paizay, et Jean MICHEAU.
Elle a épousé Adonis RICHARD, du village de Vezin, le 6 août 1927.
Une page dédiée va être consacrée au couple Edith - Adonis.
Si vous consultez la fiche de Pierre ☸, vous constaterez qu'il était présent lors de plusieurs évènements marquants de la famille. Il est décédé chez lui, à Paizay-le-Chapt, la veille de Noël 1920 à l'âge de 62 ans. Son fils Émilien et son neveu, Alexandre FERRON, ont fait la déclaration en mairie.
Ernestine survira à son mari pendant 29 ans. Comme lui, elle est décédée au mois de décembre. Lors d'une visite au cimetière de Paizay-le-Chapt en 2019, nous avons retrouvé la plaque ci-contre au pied de la tombe de sa fille Édith enterrée avec Adonis. A quelques mois près, elle aurait atteint ses 83 ans.
Je n'ai pas retrouvé de photographie d'Ernestine si ce n'est celle ci-contre extraite de la photo de mariage d’Édith et Adonis.
Par contre, il est possible de voir sa silhouette sur une séquence de la cassette VHS réalisée par Jean à partir des bobines 8mm de son père. L'extrait ci-contre est tiré de la partie consacrée aux fiançailles de Jean et Maggy en 1946.
Ernestine est âgée de 79 ans au moment de cette prise de vue réalisée dans la cour de la maison de Paizay-le-Chapt. C'est son fils Émilien qui lui tient le bras. Plus loin, c'est le fiancé qui lui présente un enfant.
L'image n'est pas nette du tout mais pour une personne née sous le règne de Napoléon III, nous pouvons être quelque peu tolérants.
Si vous vous remémorez la carte du haut de cette page, vous constaterez qu’Aubigné, berceau des SOUVIGNON, est pratiquement à équidistance de Paizay-le-Chapt et de Villemain.
Villemain est une commune comptant parmi ses habitants une autre famille SOUVIGNON. Il y a très probablement un lien avec nos ascendants directs d'Aubigné datant d'avant le 17ème siècle mais je n'ai pas pu l'établir.
Toutefois, quand on regarde le schéma qui suit, on s'aperçoit qu'une partie de l'histoire de cette famille présente quelques points d'intérêt.
Est-ce par souci de conserver les terres au sein de la même famille, par manque de choix ou simplement par amour, le fait est que les mariages intrafamiliaux sont assez courants chez les SOUVIGNON de Villemain.
En 1856, René SOUVIGNON fils épouse sa cousine germaine, Madeleine SOUVIGNON.
Le 26 janvier 1863, Louis SOUVIGNON suit l'exemple de son aîné et épouse également sa cousine germaine et maintenant belle-sœur Anne SOUVIGNON.
Le même jour, au cours de la même cérémonie, leur frère François épouse Marie SOUVIGNON une autre cousine, plus éloignée celle-ci, native de Macqueville, un bourg près de Matha. Les parents de Marie sont originaires de Villemain.
L'histoire ne dit pas si tous ces liens consanguins ont eu des effets sur leur descendance ou non.
C'est par Jean VINCENT, le père de notre arrière-grand-mère Ernestine, et en repassant par Aubigné que se renoue le lien entre les SOUVIGNON de Paizay-le-Chapt et ceux de Villemain. En effet, sa première épouse, Marie SOUVIGNON, était la sœur de Anne et de Madeleine. C'était la seule des trois sœurs à avoir fait un mariage hors du cercle restreint de sa famille proche.