Les informations figurant dans cette page ont été collectées auprès de différentes sources.
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Le tome 1 du "Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou par M. H. Beauchet-Filleau et feu Ch. de Chergé", disponible sur le site de Bibliothèque Nationale de France Gallica.
Le bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis édité par la Société du même nom dont les exemplaires annuels (1874 à 1915 puis 1925, 1930, 1933 et 1935) sont également disponibles sur le le site de Bibliothèque Nationale de France Gallica.
Exemplaire n° 11 publié en 1883 : mention de Jehan DAISSE page 91.
Exemplaire n° 15 publié en 1887 :
Exemplaire n° 28 publié en 1899 : mention de Gilles AISSE pages 100, 104, 168,
Exemplaire n° 29 publié en 1900 :
Exemplaire n° 34 publié en 1909 :
Exemplaire n° 45 publié en 1914 : mention de Bertrand AISSE page 218, page 153, page 280,
Le site Armorial Charentais qui, lui même se réfère aux ouvrages suivants.
Autour d'Ecuras n° 20.
Etienne BARTH : Le canton de Barbezieux au temps passé.
BEAUCHET et FILLEAU : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou.
Le site de la commune de Touvérac.
Les archives départementales des Deux-Sèvres.
Plusieurs arbres généalogiques liés à la famille AISSE et disponibles sur Geneanet.
Liste des chapitres
De AISSE à VALLÉE puis à SOUVIGNON
La famille AISSE est originaire de Saintonge.
Elle figurait aussi parmi les premiers seigneurs du fief de la Fenêtre (Saint-Sornin). Elle possédait ce fief à la fin du Moyen-âge, et le conserva jusqu'à la fin du XVème siècle, moment où Jehan d'AISSE, le vendit à François de Corlieu, lieutenant-général d'Angoumois de 1474 à 1512.
La carte ci-contre reprend les principaux lieux cités dans l'histoire de la famille qui, en ce qui nous concerne, se terminera à Aubigné où Jeanne Thérèse AISSE épousera Jean VALLÉE en 1674. C'est là qu'en 1736 leur petite-fille, Marie-Anne VALLÉE, convolera en justes noces avec Jean SOUVIGNON, l'aïeul de Maggy, notre mère.
Note : les textes cités ci-dessous sont le plus souvent des retranscriptions de documents anciens rédigés en vieux français dont les originaux (parchemins, archives juridiques,...) étaient parfois en mauvais état. Les termes suivis d'une étoile (*) sont expliqués en fin de page.
Seigneur de Touvérac (en bas de la carte). On retrouve des traces de son existence au tout début du XVème siècle.
La paroisse de Touvérac fut unie à l’abbaye de Baignes au XIe siècle. Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem étaient présents car en 1373 il est mentionné qu’ils possèdent une maison à Touvérac.
Sous l’Ancien Régime, la seigneurie de Touvérac relevait des barons de Montausier, seigneurs de Baignes. Elle sera par la suite érigée en marquisat. Elle faisait partie du Petit Angoumois, enclave de l’Angoumois en Saintonge dont Baignes était le centre.
Le seigneur de Touvérac avait droit de haute, moyenne et basse justice (*) sur sa juridiction, qui englobait les paroisses de Touvérac, Boisbreteau et une partie d’Oriolles. Il devait le droit de guet et l’hommage (*) au baron de Montausier.
Jean Aisse est le plus ancien seigneur connu de Touvérac.
Les archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis mentionnent un Jehan DAISSE dans un document daté du 3 juillet 1438. Il s'agit du "dénombrement du Brandet rendu à messire Henry de Plusquallet, baron de Taillebourg, par Antoine Jaudouin, faisant pour Guillaume Roy, fils de Jean Roy et de demoiselle Moynesse".
Extrait du document : "Item, douze deniers de rente sur l'arbergement (*) Jehan Daisse, feu, assis sous l'arbergement (*) de Saint-Savin".
Écuyer, seigneur de Touvérac, c'est le fils de Jean.
En 1452 et 1456, son sceau portait un blason avec les trois épées rangées en bande, pointe vers le bas (voir la reproduction en entête de cette page). En 1458, il était représenté comme ci-contre. Il s'agit vraisemblablement d'un écu d'alliance.
En 1464, il était dit aussi seigneur de Barret, et fut déféré devant le sénéchal de Saintes, à la demande d'Armand de Bourdeilles, viguier de Barret, pour avoir essayé de mettre en sa main cette viguerie (*) contre tout droit.
Il se maria avec Béatrix de Chambes avec qui il eu cinq enfants :
Prégent.
Gilles, tige de la branche de Coucoussac.
Catherine, marié avec Guillaume Prévost, écuyer.
Jeanne, ou Colette, femme de Jean d'Asnières, écuyer, seigneur de la Chapelle.
Béatrix, épouse de François FRADIN seigneur de Bessé, dite Dame de Paizay-le-Chapt.
L'année supposée du mariage (vers 1430) reste à vérifier car elle introduit une incohérence avec l'âge de leur fils Gilles mentionné dans les documents relatifs à ce dernier.
Le bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis nous permet de mieux cerner la personne de Bertrand.
La position et les revenus de Bertrand sont abordés dans plusieurs textes.
Dans l'édition de 1900 on trouve les "Aveux rendus à Taillebourg pour les maisons, terres et héritages situés dans la ville et paroisse de Taillebourg et Saint-Savin (14ème liasse composée de 55 pièces).
La deuxième pièce, en parchemin signé Dulare, notarius, et daté du 15 juillet 1444 "est autre aveu en latin, rendu au seigneur de Taillebourg par Bertrand Aisse, au devoir d'une paire d’éperons blancs (*) à mutation de seigneur, des choses ci-après, savoir: le quint des vendanges et blés du fief de Puiraveau (le quart premièrement levé pour le prieur de Taillebourg), une pallée de sel de chaque vaisseau descendant ou déchargeant à Taillebourg; le sixième des ventes de Taillebourg; quelques cens en deniers sur divers particuliers en la paroisse de Garmault et ailleurs; 11 sols, 8 deniers de cens et de terrage à La Martinière, paroisse de La Fredière; 100 sols de cens sur le moulin du bac à Mazeray; 12 deniers de cens sur le pré de Lambar; la 8e partie des vendanges et blé du fief de Grandjean; 5 sols de cens à La Gondinière, paroisse de Saint-Vivien de Bors, et le terrage des terres contigües audit lieu et le tiers des taillées, et tout ce qu'il tient et autres tiennent de lui dans la châtellenie de Taillebourg".
Extrait des pages 152 et 153 sur des liasses de documents relatifs à la ville de Saint-Savinien :
La 5ème (pièce de la 9ème liasse), du 6 juin 1460, en parchemin, signée Defilz et scellée, est autre aveu rendu par Henri de Polignac, pour lui et ses consorts en ayant fait le retrait sur Bertrand Aisse, qui avait acquis de Jean de Séris et son frère, semblable à l'aveu ci-dessus et au même devoir.
Certains passages nous replacent dans le contexte de la guerre de 100 ans. On y apprend que Bertrand commandait la place de Talmont en Gironde en 1452.
Extrait de l'édition de 1933, pages 217 et 218 :
« Les gens effrayés fuyaient et s'enclouaient en bonnes villes et laissaient leurs maisons vagues », dit Froissard, propos que corrobore une déclaration de l'enquête relative à la Commanderie du Breuil du-Pas, ou l'on vit prendre des sangliers, « la guerre etoit lors si grande par le pays de Saintonge que les villes de Saintes, de Pons, de Mornac et de Thalmond on n'ousoit saillir, obstant que les anglois couroient tant de jour que de nuit jusque devant les portes des dites villes, tellement qu'il convenoit tous les matins, a porte ouvrant faire saillir gens à pied et à cheval pour aller faire la recherche s'il n'y avoit point d'embuche ... »
Les grandes frayeurs se calment, les écorcheurs (*) sont pris. Charles VIl confisque Talmon aux ennemis et fait don de la Viguerie (*) à Prégent de Coëtivy, 9 août 1440, déjà capitaine du château, seigneur de Taillebourg, amiral de France, avec les terres de Saint-Seurin jusqu à concurrence de 200 livres de rente. En 1452, Talbot (*) reparaît, s'empare de Jonzac. L'alarme est vive. La Rochelle réclame des canons, Bertrand Aisse, qui commande à Talmon, reçoit trois caisses de traits et deux barriques de poudre, il voudrait six arbalétriers et 6 francs pour assurer leur salaire.
La liste des Gouverneurs et Capitaines de Talmont-sur-Gironde inclue bien Bertrand Aisse pour l'année 1452.
Il semble que Bertrand ait outrepassé ses droits en s'appropriant la viguerie (*) de Barret. Un procès a eu lieu en 1464 dont les conclusions sont retranscrites dans le bulletin de 1914 à partir de la page 280.
Voici un transcription du texte des délibérations :
1464, 9 janvier. - Lettres royaux de Louis XI permettant d'assigner Simon Merle devant le sénéchal de Saintes pour être juge dans son opposition à la main-mise par Bertrand Aisse sur la viguerie (*) de Barret, appartenant en réalité a Arnaud de Bourdeille.
Loys, par la grâce de Dieu Roy de France, au premier huissier de notre parlement ou notre sergent qui sur ce sera requis, salut. L’humble supplication de notre bien aimé et féal chevalier Arnaud de Bourdeille, seigneur du dit lieu de Brantholme, de La Tour-Blanche et viguier de la viguerie (*) de Barbezieux, avons reçu contenant que combien qu'il soit seigneur de la dite viguerie (*), ensemble de la viguerie (*) de Barret et de toutes et chacune leurs apendances et dépendances et en ait joui par tel et si long temps qu'il n'est mémoire du contraire, au veux et sceu de tous ceux qui l'ont voulu voir et savoir. Ce nonobstant, notre aimé et féal chevalier Jehan de La Rochefoucaut et Marguerite de la Roche, sa femme, seigneur du dit lieu de Barbezieux, se sont efforcé donner empêchement audit suppléant en la dite (sic) possession et jouissance de la dite viguerie (*) ou vigueries ou leurs appartenances et dépendances. Et sur ce s'est assis procès par devant le sénéchal de Saintonge, à son siège de Saintes, entre ledit suppliant, demandeur, d'une part, et ledit de La Rochefoucaut et sa femme défendeurs au dit cas, d'autre, auquel procès tant a été procédé que par sentence définitive donnée par ledit sénéchal, ou son dit lieutenant, que ladite viguerie (*) ou vigueries ont été déclarées être et appartenir audit (sic) suppliant, dont lesdits de La Rochefoucaut et sa femme ont appelé en notre court de parlement de Bordeaux, en laquelle tant a été procédé que par arrêt et jugement de la dite court la sentence a été confirmée et ont été condamnés iceux appelants et despens de ladite cause d'appel envers ledit suppliant, par vertu duquel arrêt notre bien aimé et féal conseiller en notre dite court maitre Jehan de Chassaignes, exécuteur d'icelui arrêt a mis, en tant que besoin était, icelui suppliant en possession et saisine desdites vigueries (*) et seigneuries de Barbezieux et de Barret et de leurs appartenances et dépendances et depuis laquelle exécution ledit suppliant a jouir paisiblement des dites terres vigueries (*) (sic) et seigneuries jusques à naguère que un nommé Bertrand Aysse, combien qu'il n'ait aucun droit sur les dictes terres vigueries (*) et seigneuries de Barbezieux et de Barret et que jamais n'en ait joui et que les dites terres vigeries et seigneuries ne soient tenues de lui en son hommage (*) ne autrement, s'est efforcé créer et faire sergent et mettre officiers en ladite viguerie (*) de Barret et icelle viguerie (*) et seigneurie de Barret mettre en sa main en l'absence dudit suppliant et sans le faire appeler, ensemble certaines autres choses appartenant à la dite viguerie (*) de Barret, et prendre les siens profits et revenues d'icelle, et icelle main mise a faite notifier par un nommé Jehan Bergier, soit disant sergent dudit Aysse, à un nommé Simon Merle, tenancier de la maison et lieu principal de ladite viguerie (*) et de ses appartenances, pour et au nom dudit suppliant. Lequel Jehan Bergier a dénié recevoir ledit Simon Merle, tenancier, à opposition à l'encontre de ladite mainmise, combien que à l'encontre de ladite main mise se soit dument opposé en venant directement contre l'exécution dudit arrêt, qui est au très grand grief, préjudice et dommage dudit suppliant. Et plus serait, si par nous ne lui était sur ce pourvu de notre remède de justice, si comme il dit humblement requérir justice. Pourquoi nous, ces choses considérées, te mandons et par ces présentes commettons que tu faces exprès commandement, de par nous, sur certaines et grosses peines aurons à appliquer, auxdits Bertrand Aysse et Jehan Bergier, et à tous autres à qui il appartiendra, que, incontinent et sans délai il reçoive ledit suppliant à opposition à l'encontre de ladite main mise par lesdits Bertrand Aysse et Bergier faite sur ladite viguerie (*) et seigneurie de Barret, et, au cas qu'ils seront de ce faire refusant et délayant, tu même le reçoive à icelle opposition en adjurant lesdites parties à certain et compectant jour par devant notre sénéchal de Saintes ou son lieutenant à son siège de Saintes pour dire les causes de leur opposition, refus ou délai, procéder et aller avant et faire en outre comme de raison en certifiant suffisamment audit jour notre dit sénéchal ou son dit lieutenant de tout ce que fait aura sur ce, auquel nous mandons et pour ce que la pièce a la matière a été déterminée et décidée par devant lui à son dit siège, en la manière que dit est, et qu'il est question des justices et ressors des lieux et choses dont est question et que les dites vigueries (*) et seigneuries de Barret sont assises en sa sénéchaussée, au ressort dudit siège de Saintes, et que, par devant lui lesdites parties finiront de bon et notable conseil, tous pour et faveurs cessants, commettons que aux dites parties, icelles oyes, face bon et bref droit et accomplissement de justice, car ainsi nous plaît-il et voulons être fait nonobstant quelconques lettres subreptices impétrées ou à impétrer à ce contraire. Donné à Périgueux le neuvième jour de janvier l'an de grâce mil quatre cens soixante quatre et de notre règne le quatrième.
Prégent, ainé des fils de Bertrand, est chevalier, seigneur de Touvérac et de Barret.
Vers 1460, il épousa, Catherine de Sainte-Maure, fille de Léon, seigneur de Montausier. (Elle se remaria ensuite avec Pierre du Pont, écuyer). Ils eurent deux enfants :
Guyon qui mourut sans postérité, laissant la seigneurie de Touvérac, à sa soeur, et de là à la famille Goullard.
Claire, dame de Touvérac, mariée vers 1500 avec Arthus Goullard, écuyer, seigneur de Barge.
Gilles, second fils de Bertrand, écuyer, seigneur de Maumouton, Coucoussac (ou Cougoussac).
"Né à Pons, Gilles a vécu jusqu'à ses 14 ans à Saint Jean d'Angély avec ses père et mère puis alla demeurer à la cour avec son oncle Jean de Chambes et fut depuis homme d'armes à l'ordonnance du roi. A environ 18 ans, il fut marié à la dame de Cougoussac, Jeanne du Chastenet, et demeure depuis au lieu de Maumouton" (Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis).
Son nom apparaît dans les minutes de deux procès tenus en 1440 et retranscrite dans les pages 98 à 120 du bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis paru en 1899. On y trouve la confirmation de son titre d'"écuyer, sieur de Maumouton, demeurant à Cocoussac". Son âge est précisé : 47 ans environ. Ce point reste à vérifier car son âge ne correspondrait pas avec la date de mariage supposée de ses parents (voir ci-dessus).
En 1446, il déclare avoir reçu le fief de Lousmeau de Pierre d'Authon. Déclaration retranscrite dans l'édition du bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis paru en 1909 :
"Hommage (*) que Gilles Ayse, escuyer, seigneur de Maumouton et de Cougousac, tient et avoue tenir de noble homme Pierre d'Authon, écuyer, seigneur dudit lieu, à hommage (*) lige et à cinq sols tournois (*) d'achaptement (*) à payer, à muance (*) de homme, c'est à savoir le fief de Lousmeau avec ses appartenances, lequel fief se tient au chemin qui va de hébergement aux Gadolens vers le moulin du bois, et autres choses contenues au dit (*). Daté de l'an mil IIIIe IIIIxx et six. Signé YSSE. Quotté LXIIII."
Il transigea le 5 février 1457, pour des fiefs mouvants de Taillebourg. Il servit au ban de Saintonge en 1467, et avec ses sœurs, eut un procès en 1480, contre le seigneur de Jonzac.
A l'âge de 18 ans Il épousa Jeanne du Chastenet, et eut deux enfants :
Charles.
Catherine, qui épousa Guillaume Méhée, écuyer, seigneur de Lestang.
Un article du bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, édition de 1900 (page 253) introduit une certaine confusion au sujet de Catherine AISSE (la fille et la sœur de Gilles avaient le même prénom). Selon l'article, Catherine aurait épousé Pierre (et nom Guillaume) MEHÉE. Ce Pierre MEHÉE aurait eu au moins deux héritiers, Guillaume et Joachim.
Voici le texte de deux sentences du 1er septembre 1517 extrait de la quatrième liasse des titres concernant les fiefs, terres et seigneuries situées dans la paroisse d'Asnières :
"Le parchemin, signé G. Donas, greffier, est une sentence d'adjudicalion par décret du siège de Saint-Jean d'Angély, de la terre et seigneurie de Lagiraud et du fief d'Estray, à demoiselle Catherine Aisse, veuve de Pierre Mehé, saisies réellement avec autres biens sur les successions de Guillaume et Joachim Mehé, à la requête de ladite Aisse. Ensuite est un acte de désistement d'appel dudit décret et adjudication, que les héritiers desdits Mehé avaient déclaré interjeter lors de ladite adjudication. Ledit désistement fait le même jour; à laquelle sentence est attaché le procès-verbal du 8 octobre et autres jours suivants.
1517, signé: Jouyteau, sergent, de prise de possession par ladite damoiselle Aisse, de la terre et seigneurie de Lagiraud et fief d'Estray".
A noter : les liens entre les AISSE et le MEHÉE ne s'arrêtent pas là. Gabriel, fils de Gabriel AISSE et de Marie Poitevin épousera plus tard une certaine Marthe MEHÉE.
L'extrait qui suit du bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis (édition de 1900, page 167) nous donne quelques informations sur la famille de Jeanne, son épouse. Il s'agit de la liasse des titres des terres, fiefs, seigneuries et héritages situés dans les paroisses de Bors, Champdolant et Archingeay :
"La 7e [liasse], du 5 février 1475, en papier, signée: Faure, notaire, est une transaction passée entre Gilles Aisse, seigneur de Maumouton, tant pour lui que pour Guillaume La Personne et Maturine du Chastenet, sa femme, pour Penot de La Guirande et Claire du Chastenet, sa femme, et pour Jean Taule, seigneur de La Népontière, d'une part, et Olivier de Cœtivy, seigneur de Taillebourg, prenant la garantie de Guillaume Deslandes, Pierre Raffin et autres; lequel de Cœtivy avait les droits cédés de René Jousseaume, auparavant seigneur de Bors (comme il est énoncé au relief d'appel ci-attaché), par laquelle on transige sur les procès et différents qui étaient pendants au parlement de Bordeaux, entre ledit Taule, seigneur de La Népontière, demandeur, et ledit seigneur de Taillebourg, défendeur, tant à cause du fief de Vauségur, du Bois-Chardon, la baillie Favereau, le fief de La Corde, de la tierce partie des bois et communaux, les bœufs prayers, chevaux et juments, le fief du Bois-Rabier, la moyenne et basse justice de La Népontière, que plusieurs autres terres, fiefs et autres choses sises dans les paroisses de Bors, Champdolant, Archingeay, Saint-Savinien et Agonnay, que chacune des parties prétendait lui appartenir.
Et est convenu et accordé que le seigneur de Taillebourg, comme seigneur de Bors, et aux siens le fief de Vauségur, en la paroisse de Bors 3 quartiers de bois joignant le bois Chardon ; la moitié de la baillie Favereau et tous les prés quartaux; la moitié de la rente que doit François Lenoir; 2 journaux de terre près le moulin Guérin; et aux sieurs de La Népontière appartiendront les choses énoncées en la transaction, et généralement tout ce qui est contenu et déclaré par les hommages (*) tant vieux que nouveaux de la seigneurie de La Népontière ; ensemble les choses dont ils ont accoutumé de jouir, par tel temps qu'ils s'en puissent défendre, par la coutume du pays, contre le seigneur de Taillebourg, qui ne seraient point comprises en leurs hommages (*) vieux et nouveaux; item, paieront au seigneur de Taillebourg un marbotin (*) d'or pour ce qui est en la paroisse de Bors, et 60 sols pour ce qui est hors de ladite paroisse, pour raison de l'hommage (*) de La Népontière; et demeure aux de La Népontière la moyenne et basse justice des fiefs, terres et seigneuries de La Népontière; à cette transaction sont attachés :
1°, une expédition en papier des articles d'icelle, signée : de Valée et Faure;
2° une ratification par Claire du Chastenet, femme de Penot de La Guirande, du 23 février 1574, d'un arbitrage du 18 dudit mois, sur les contestations sur lesquelles est intervenue la transaction;
3°, et un relief d'appel, obtenu en la chancellerie à Bordeaux, le 23 mars 1473, par Olivier de Cœtivy, seigneur de Taillebourg, ayant les droits cédés de René Jousseaume, pour la seigneurie de Bors, pour raison des contestations sur lesquelles est intervenue la transaction."
Un autre extrait du bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis (édition de 1899, page 167) nous donne le détail d'une "transaction au sujet de la succession de Jean Preveraud et Beatrix de Jambes, entre Pernelle Préveraude et Gilles d'Aisse" le 8 septembre 1490. Il y est fait mention de Jean Fradin en qualité de témoin. Il s'agit sans doute d'un parent de François Fradin, époux de Béatrix Aisse, sœur de Gilles. Voici la transcription du texte :
"A tous ceux ..... Jehan Avril, garde du scel (*) établi aux contrats en la ville de Saint-Jean d'Angély pour le roi notre sire, salut. Comme contens et débat fust meu et en danger de plus être entre noble damoiselle Pernelle Préveraude, veuve de feu noble homme Jacques de La Magdelenne, de son vivant écuyer, seigneur dudit lieu, demanderesse, d'une part; et noble homme Gilles Aisse, écuyer, seigneur de Maumouton, défendeur, d'autre part; sur ce que ladite demanderesse dit et propose à l'encontre dudit défendeur que autrefois, longtemps a, noble homme Jacques de La Magdelenne, son fils, pour et en nom d'elle avait fait certain appointements avec ledit défendeur pour raison des successions de feu Jehan Préverault et Beatrix de Jambes, damoiselle, sa femme en premières noces, ses feu père et mère, et ladite de Jambes également mère dudit défendeur, par lequel appointements tous chacun les biens meubles, immeubles et héritages desdites successions demeurent audit défendeur la somme de dix livres tournois de rente que le défendeur est tenu de payer par chacun an, en chacune fête de pacques, à ladite demanderesse, jusqu'à ce lui eut assigné lesdites dix livres de rente en bons lieux et convenables, ainsi qu'il apparait par cédule écrite en papier signée des mains desdits Jacques de La Magdelenne et Gilles Aisse, de date du XIXe jour de février l'an mil quatre soixante et treize. Et dit que les arrérages desdites dix livres tournois (*) de rente sont échus depuis celui appointements, montant la somme de huit vingts livres tournois (*), requérant que ledit défendeur lui paye lesdits arrérages et lui continue ladite rente ou d'icelle lui fut assiette en bons lieux convenables, et autrement conclue tout pertinent à ladite matière. Et par la partie dudit défendeur a été dit que ledit appointements contient vérité, mais dit icelui défendeur qu'il a par plusieurs fois offert bailler assiette de ladite rente à ladite damoiselle demanderesse, quoi que soit audit Jacques de La Magdelenne, son dit fils, en bons lieux convenables, ce qu'ils ont délayé et refusé. Et aussi n'a pas ladite Pernelle Préverault ratifié l’effet contenu en ladite cédule (*), ainsi que se doit, par quoi dit icelui défendeur n'est tenu de payer aucun arrérages de ladite rente. Et, au regard de ladite rente dit outre ledit défendeur qu'il la pouvait assigner ou amortir ainsi que fait avait à feue Ysabeau Préveraude, damoiselle, sœur germaine de ladite demanderesse et parce que par ledit appointements est convenu qu'il a faculté de ce faire, et par ce conclue icelui défendeur tout pertinent à ladite matière. Et disent lesdites parties l'une contre l'autre tant par leur demande, défense, rapplique et supplique plusieurs autres choses, faits, causes et raisons, chacune d'elles tendant à ses fins. Finalement, pour bien de paix, savoir faisons qu’aujourd’hui, en droit, par devant Antoine Avril, clerc, notaire juré de la court dudit scel (*), ont est présent et personnellement établi, c'est assavoir ledit Jacques de La Magdelenne, en nom nommé, soi faisant et tendant fort pour ladite Pernelle Préveraude, damoiselle, sa mère, et promettant lui faire avoir agréable et ratifier, confirmer et approuver tout l’effet et contenu en ces présentes ..... d'une part, et ledit Gilles Aisse, écuyer, seigneur de Maumouton, défendeur, d'autre part, lesquelles parties on dit nom, de leur bon gré ..... sont venues et condescendes à la transaction, paix, accord et appointements de et sur lesdits contents et débats en la forme manière qui s'ensuit : c'est assavoir que ledit Gilles Aisse, pour lui, ses hoirs ..... , pour être et demeurer quitte et déchargé envers ladite damoiselle Pernelle Préveraude, les siens ... , tout le droit, partie, portion ès hérité (?) et succession qu'elle a et avoir peut et doit, en tous et chacun les biens meubles, immeubles, héritages quelconques demeurés des décès et trépas desdits feu Jehan Préverault et Beatrix de Jambes, sa femme, sera tenu et a promis icelui Gilles Aisse payer, rendre, continuer lesdites dix livres de rente, chaque an, perpétuellement dorénavant à ladite Pernelle Préveraude, damoiselle, aux siens et qui d'elle auront cause, et au porteur de ces présentes lettres, à chaque fête de pacques ... Ce fut fait et passé en ladite ville de Saint-Jean, présents témoins à ce appelés et requis, noble homme Jehan Fradin, écuyer, seigneur de Bessé, et honorable et sage maitre Guillaume de Lacroix, licencié en lois, le huitième jour de septembre l'an mil quatre cent quatre-vingt-dix.
A. AVRIL."
Deux "aveux" et hommages (*) au seigneur de Taillebourg sont retranscits dans le bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis (édition de 1900, page 175).
Le premier est daté du 16 septembre 1470 :
Parchemin signé de Valée, avec la réception au dos non signée.
Aveu rendu à Taillebourg, par Gilles Aisse, au devoir d'un mouton d'or avec la laine (*), apprécié à 40 sols, payable à mutation de vassal et de seigneur, de la terre et seigneurie de Monmouton et choses en dépendantes, le tout amplement spécifié et confronté par l'aveu, avec droit de basse justice, biens et corvées; à cet aveu est attaché l' (*) fait au seigneur de Taillebourg par ledit Aisse, le dernier août précédent. signé : Olivier de Cotivy.
Le second est daté du 25 janvier 1480 :
Parchemin signé Boutin et scellé, avec la réception au dos, du 30 du même mois, signé Taillandier et scellé.
Aveu de Monmouton, rendu à Taillebourg par ledit Gilles Aisse, au même devoir et avec basse justice; auquel est attaché l’ (*) fait au seigneur de Taillebourg par ledit Aisse, le 30 décembre précédent, signé Charles de Cœtivy et scellé, et une copie d'icelui en papier, collationnée le 29 mars 1659.
Catherine est une des filles de Bertrand.
Selon le dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou elle était l'épouse de Guillaume PRÉVOST.
Contrairement à certains arbres généalogiques, le dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou ne la place pas dans la lignée de Bertrand. Le bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, édition de 1900 (page 203) confirme son union avec François FRADIN seigneur de Besse :
"La 9e, du 15 décembre 1479, signée Chenet, notaire, et scellée, est une procuration donnée par Béatrix Aisse, veuve de François Fradin, tutrice de leurs enfants, pour faire au seigneur de Taillebourg la foie et hommage (*), pour raison de ce qu'elle tenait mouvant de lui."
Le dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou nous apprend par ailleurs que, le 22 juillet 1480, elle fit aveu en qualité de tutrice de ses enfants, pour le fief du Fraigne au seigneur de Dampierre-sur-Boutonne.
Elle est qualifiée de dame de Paizay-le-Chapt dans un acte du 24 mai 1483 par lequel son fils, Jean Fradin achète en son nom le fief de Mazerolles vendu par Eustache de Montberon (Vente d'Aulnay).
Écuyer, seigneur de Coucoussac, fils de Gilles.
Il "testa" le 14 mars 1550.
Charles épouse Françoise de La Roche-Chandry, dont il eut plusieurs enfants, mais seul un des cadets est connu, Jean.
Le 31 may 1509, un parchemin signé Pastoureau, sénéchal de Champdolant et Mastoyer, greffier, contient un hommage (*) fait à la dame de Champdolant, par Charles Aisse, pour raison de sa seigneurie de Monmouton, au devoir de 26 sols, 8 deniers, faisant les deux tiers des 40 sols pour le mouton énoncé aux "aveux" de Gilles AISSE de 1470 et 1480 (voir ci-dessus).
Écuyer, seigneur de Pommiers, Breuillac, fils de Charles.
Le 14 juillet 1579, Il épouse Marguerite de La Noue, qui lui donna deux enfants :
Abraham.
Daniel, nommé dans l'acte de 1599.
Il était décédé lorsque sa veuve fut maintenu noble, en Saintonge en 1599. Elle fut encore mentionnée dans un arrêt du Parlement de Bordeaux, du Ier mai 1607.
Écuyer, seigneur de la Noue, fils de Jean.
Le 25 avril 1609, il épouse en premières noces Gabrielle du Lioncel avec qui il eut un fils, Gabriel.
Le 7 juin 1637 il épouse Jeanne de Loire en secondes noces.
Écuyer, seigneur de Lisle, fils d'Abraham.
Il habitait la paroisse d'Aubigné, près de Chef-Boutonne, lorsqu'il fut maintenu noble par Barentin, le Ier septembre 1667.
Le 14 février 1647, il épouse en premières noces Renée d'ORGELET. De ce mariage il eut quatre enfants : Jeanne Thérèse, Renée et Henry. Ces quatre enfants ont été baptisés au temple protestant de Chef-Boutonne.
Après le décès de Renée d'ORGELET survenu le 10 décembre 1653, Gabriel aurait épousé une certaine Matie TEXIER avec qui il aurait vécu entre 1654 et 1662. Le couple aurait eu plusieurs enfants apparemment non reconnus par Gabriel. Cette période de sa vie reste à vérifier (pas de documents trouvés à ce jour pour étayer ces informations).
Le 27 septembre 1663, Gabriel épouse Marie Poitevin avec qui il eut deux enfants : Marie, née en 1666 et Gabriel né en 1669.
Jeanne et la fille ainée de Gabriel et de Marie d'ORGELET. Je n'ai pas trouvé de trace de sa conversion à la foi catholique mais elle épousa bien Jean VALLÉE en 1674 à l'église d'Aubigné. C'est sa petite fille, Marie Anne VALLÉE, qui est à l'origine du lien avec la famille de Maggy quand elle épouse Jean SOUVIGNON, également à Aubigné, en 1725.
Voici les signatures de Jeanne Thérèse et de ses deux sœurs, Renée et Marie (fraichement converties à la foi catholique), telles quelles ont été apposées il y a plus de 350 ans en bas de l'acte de mariage :
Je n'ai pas trouvé beaucoup d'informations sur Renée si ce n'est qu'elle abjura le protestantisme en même temps que sa sœur Renée en l’église Saint-Sybard d'Aubigné, le 16 mars 1671 et qu'elle assistait au mariage de Jeanne Thérèse en 1674.
Marie abjura donc le protestantisme en même temps que Renée. Vous pouvez visualiser le document signé de la main des deux sœurs en cliquant ici.
Le 30 janvier 1675, elle épousa Louis, alias Eraste, de Cumont, écuyer, seigneur de Longchamps (contrat de mariage chez Me. Portier et Dupont, notaires à Chef-Boutonne).
L' église Saint-Cybard à Aubigné
Eraste habitait la paroisse d’Aubigné. . Il fut maintenu dans sa noblesse par M. de Maupeou le 31 mars 1699, et par M. de Richebourg les 7 mai et 22 juillet 1715.
En 1694, Louis-Eraste reçut une obligation de 120 livres souscrite à son profit par Me Boux, notaire à Chef-Boutonne.
Le 25 février 1710 Eraste consentait une rente aux droits de Jeanne, sa tante, qui elle-même était héritière de Charlotte de Cumont, mariée en 1645 à Hélie Couraudin, écuyer, seigneur de l’Isle.
Marie et Eraste ont eu quatre enfants :
Marie-Madeleine, baptisée à Aubigné (ainsi que les suivants) en 1679. Âgée de deux ans elle épousa, croit-on, Jean Gaudin, habitant Vinax où elle mourut en 1737.
Jeanne, alias Jeanne-Marie, baptisée en 1680, qui fut marraine de son frère Jacques en 1682. D’après les Registres d’Aubigné, il semblerait que ce serait cette Jeanne-Marie qui aurait épousé Louis Maichin, seigneur du Fief-Franc, dont une fille fut baptisée à Aubigné. Mais les dates ne semblent pas cohérentes.
Jacques, baptisé en 1682.
Bonaventure, baptisé en 1689.
Fils de Gabriel et de Marie Poitevin, écuyer, seigneur de la Noue. Il est né le 30 juillet 1669 à Aubigné.
Gabriel était dit seigneur du Terrier (Saint-Bonnet), en 1702.
Il demeurait à Saint-Surin en 1715, et fut maintenu noble par Bégon, intendant de La Rochelle.
Il épousa Marthe MEHÉE avec qui il eut au moins deux enfants :
"N.", qualifié de seigneur du Terrier, en 1735 qui épousa Radegonde de Pressac.
Jacques qui vendit la métairie noble du Terrier, le 23 juillet 1740, pour 4900 livres, à Jean Gédéon de Pindray, chevalier, seigneur de Gadebors et Milcent.
Gabriel est décédé à l'âge de 48 ans, le 19 août 1717, à Barbezieux.
François AISSE et Françoise de Barbezière
L'édition de 1888 du bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis donne en page des information sur ce François en bas de la page 265.
Cougoussac ou Coucoussac, en la commune de Sciecg. Au XVIe siècle, nous trouvons comme seigneur de Cougoussac François Aisse; il avait épousé, suivant contrat du 15 avril 1564, Francoise de Barbezière; Marguerite Aisse, leur fille ou petite-fille, épousa Claude des Rouzières, qu'elle institua son légataire universel en 1618.
François AISSE
Une autre mention d'un François AISSE se trouve dans l'édition de 1900 en page 176. Il s'agit d'un "aveu" et hommage (*) au seigneur de Taillebourg.
Heliès ou Hélie AISSE
Hélie est mentionné en tant que "personne isolée" dans le dictionnaire des familles du Poitou. Il était prieur du prieuré de Niort et fit la déclaration de son temporel, le 10 octobre 1492, à Guillaume Péan, commissaire du Roi.
L'édition de 1900 du bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis (page 175) cite des lettres du sénéchal de Taillebourg datées du 15 juillet 1445,
"en faveur de Jean de Toutessan, seigneur de Champdolant, complaignant contre Hélies Aysse, sieur de Monmouton, au sujet du fief de Pierre-Brune, dépendent du Treüil Cholet, appartenant audit sieur de Champdolant".
Dans l'édition de 1909, cite en page 293 un hommage (*) de Hélie AISSE qui peut prêter à confusion :
"... hommage (*) ... que Helyes Aysse, à cause de Béatrix de Jambes, sa femme et ses enfants, tient de noble homme Jehan d'Authon, varlet (*), seigneur dudit lieu, c'est à savoir, le fief de Lousmeau, avec ses appartenances à cinq sols tournois (*) d'achaptement (*) à payer à muance (*) de homme ... hommage (*) daté de l'an 1436. Signé ESPAGNOUL.".
En effet, Béatrix de Jambes (ou de Chambes) est connue comme étant l'épouse de Bertrand AISSE (mariage en 1430). Il en va de même pour l'hommage (*) cité en page 295 :
"... hommage (*) ... que Beatrix de Jambes, dame de Maumouton, veuve de feu Helye Aysse, en son vivant escuyer, seigneur dudit lieu, a hommage lige et au devoir de cinq sols tournois (*) d'achaptement (*) à payer à muance (*) de homme, c'est assavoir le fief de Lousmeau avec autres choses contenues audit hommage (*) date de l'an mil IIII et ung. (1401 ?)".
"... hommage (*) ... que Helye Aysse, tant en son nom que au nom de Beautrix de Jambes, sa femme, tient et avoue tenir de nobles personnes Jehan d'Authon, écuyer, seigneur dudit lieu, et de Henry de Poulignac, écuyer, seigneur d'Escoyeulx, à sept sols six deniers de mortemain, c'est à savoir certain hébergement et terres contenus audit (*) à hommage (*) lige et autres devoirs, c'est à savoir audit seigneur d'Authon cinq sols tournois de mortemain et audit seigneur d'Escoyeulx, sept sols six deniers de mortemain, ainsi qu'il appert par ledit (*) daté de l'an mil IIII L et quatre ( 1454 ?).".
Marguerite AISSE
L'édition de 1900 du bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis (page 255) mentionne un parchemin daté de mai 1477 sur lequel figure le nom de Marguerite AISSE :
"La 5e, du [mot en blanc] mai 1477, en parchemin, est un autre lambeau d'aveu, rendu à Taillebourg par Marguerite Aisse, veuve de [mot en blanc], dudit fief de Laleu, au même devoir d'un épervier sor. - LA MONTAGNE.".
L'édition de 1909 (page 329) mentionne un acte de cour dont une partie est également une certaine Marguerite AISSE :
"... un procès et acte de court, que damoiselle Marguerite Aysse, veuve de feu maître Jehan Brun, s'est transporté par devers monseigneur d'Authon le requérant que son plaisir fut le recevoir à faire hommage (*) qu'elle est tenue lui faire à cause de ce qu'elle tient de lui, dont fut différé par ledit d'Authon la recevoir, dont se porta pour appelante ... acte daté de l'an mil IIIIe LXVIII ( 1468 ?). Côté cent XIX ".
Marie AISSE de la NOUE
Marie est la fille de Gabriel AISSE (1669 - 1717), écuyer, seigneur de la Noue, et de Marthe MEHÉE. Elle a épousé François de PINDRAY en 1724.
L'édition de 1887 du bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis restitue à partir de la page 339 un document daté du 19 juillet 1771 intitulé "Aveu et dénombrement du marquisat de Barbezieux rendu au roi par Louise-Elisabeth de La Rochefoucauld, veuve de Jean-Baptiste-Louis-Frederic de La Rochefoucauld, duc d'Enville".
Ce dénombrement inclue le fief de Goujons, propriété de Marie AISSE :
"Le fief des Goujons, possédé par Marie Aisse, veuve de François de Pindray, écuyer, et tenu à foi et hommage (*) à muance (*) de seigneur et de vassal, au devoir d'une paire de gants blancs, consistant en maison noble et dépendances, située au lieu des Goujons, paroisse de Saint-Seurin, et autres domaines qu'elle tient en sa main et en rentes et agriers (*) avec droit de lots et ventes sur des domaines situés tant en ladite paroisse qu'en celle de Salles."
Plus loin, en page 403, c'est le fief de Saint-Denis dont il est fait mention :
"Le fief de Saint-Denis, en la paroisse d'Oriolles, consistant en maison, bâtiments et domaines tenus noblement par Marie Aisse de La Nouhe, veuve du sieur de Pindray, écuyer, et à foi et hommage (*) sous le devoir d'une paire de gants blancs (*)."
Pierre AISSE
L'édition de 1887 du bulletin des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis reprend en page 476 un document daté du 23 septembre 1472 et intitulé "Aveu et dénombrement fournis par Jeanne de Villars, abbesse de Saintes (1439-1484)" (Original sur parchemin. Communication de M. Louis Audiat).
On y parle de feu Pierre AISSE :
"Premierement, notre dit moustier et abbaye de Saintes et tous les membres d'icelui avec toutes et chacune ses appartenances, appendances et dépendances, terres, possessions, droits, franchises, libertés et o toutes seigneuries, juridictions et justices hautes, basses et moyennes; desquels moustier et membres, et autres terres et appartenances d'icelui les limitations et bornages sont tels : premièrement, dure et s'étend la terre et seigneurie dudit moustier de Saintes, d'un côté à la rive du fleuve de Charente, près du grand pont de Saintes, en allant jusques au fossé qui est entre la vigne de l’aumônier de Saint-Pierre de Saintes, ainsi comme s'en porte ledit fossé, jusques à la vigne qui fut à feu Pierre Aisse, laquelle vigne est en notre seigneurie, et des ladite vigne dudit feu Pierre Aisse et la vigne que souloit tenir feu Naudon Forton, laquelle est en notre seigneurie; et dudit chemin s'en porte le long d'un fossé qui va entre les prats de feus Gardras Vinatier et Perrin Vigier, et les mottes qui sont assises entre la douhe dudit bourg et ledit fossé, lesquels mottes sont en notre dite seigneurie; et dure ledit fossé en long jusques au pré de Chanteloube, qui est sur le grand chemin qui va de Saintes à Saint-Jean d'Angély, et d'autre côté pour devant dure notre seigneurie de ladite rive de Charente par dessous la maison feu Jehan Bertrand, ainsi comme s'en porte la moitié de la grand rue qui va dudit pont de Saintes vers ladite abbaye devers la partie senestre, c'est assavoir : toutes les maisons, places et vergers qui sont assis dès ladite rive de Charente jusques à la maison qui fut de Guillaume le Boucher, que souloit tenir Stevenot Galez.".
Le livre "Le Guetteur Wallon" édition de 1955 cite un Jean d'AISSE en page 27 : "Jean de Waret, 1409. En 1412, il donna le tiers de la dime d'Yvoi, en accense, à Jean d'Aisse (Arche), pour 32 muids d'épeautre. (28)".
De même, il existe plusieurs références à la famille d'Aisse (dont Jehan contemporain de notre ancêtre) dans le volume 2 du livre "Les fiefs du comté de Namur".
Il existe également des actes d'état civil des 17ème et 18ème de personnes portant le nom d'AISSE (ou d'AISSE) dans les archives départementales de la Meuse et celles des Ardennes.
Il n'est pas sûr que cette partie de l'histoire de la Belgique et du nord de la France ait un lien avec les AISSE de Saintonge.
Les définitions qui suivent viennent principalement du site Wikipedia. Elles font référence à des termes employés dans les documents d'époque retranscrits ci-dessus.
Abergement : Un abergement est un contrat de longue durée par lequel un vassal remet une terre à une personne pour la cultiver moyennant un prix convenu, ainsi qu’un cens en général annuel en argent ou en nature.
Achaptement :
Extrait de l'étude sur le « grand Gauthier » ou livre des aveux et dénombrements rendus à Jean, duc de Berry, par ses vassaux du Poitou par François Villard :
"La mention de service de cour est très rare dans les aveux. Un des plus remarquables est celui de chambellan. D’autres vassaux doivent de menus services ou des fournitures de mobilier. En contre-partie de ces services minimes, les vassaux qui y sont astreints reçoivent de substantiels avantages en nature.
Le devoir abonné. – Outre les services personnels, il y a plusieurs obligations qui ont le caractère d’une prestation en nature. C’est le devoir abonné ou achaptement qui consiste en la fourniture d’objets comme des éperons ou des gants. Ces objets sont évalués à une somme d’argent que l’on peut verser à leur place. Ce versement est d’ailleurs beaucoup plus avantageux, car les objets sont estimés à un prix très bas."
Agrier : Terme historique désignant une redevance agricole versée en nature au propriétaire foncier, principalement sur les récoltes (source : site La langue française).
"Par un contrat de 1719, le Comte de Bourdeille donne à rente une pièce de terre pour planter en vigne, à la charge par le preneur de payer le neuvième des fruits pour droit de terrage et d’agrier, requérable par le seigneur, qui était tenu de faire mener au pas de la vigne ses vaisseaux vinaires, pour recevoir son droit d’agrier. Dans d’autres baux, ce droits était payable au pas de la recette, c’est-à-dire, au château du seigneur." (Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort, Glossaire de la langue romane).
Arrérages : Ce qui est dû, ce qui est échu d’un revenu, d’une rente, d’un loyer, d’une ferme.
Cédule : Écrit, billet sous seing privé par lequel on reconnaissait devoir une certaine somme (source : Larousse).
Écorcheurs :
"En 1435, la paix d’Arras met un terme au conflit qui oppose les Bourguignons aux Armagnacs. Pour autant, la guerre contre les Anglais n’est pas achevée et plusieurs soldats profitent de la confusion pour s’adonner aux pillages et à la violence. Ils sont qualifiés d’écorcheurs."
Extrait de l'émission de radio France "Le Cours de l'histoire" par Xavier Mauduit.
Éperons blancs :
"Un devoir d'une paire d’éperons blancs à mutation de seigneur" fait référence au fait qu’au moyen-âge, à chaque changement de seigneur, le vassal ou le tenancier devait offrir à celui-ci une paire d’éperons blancs (souvent en fer ou en argent) , en signe de reconnaissance de son autorité féodale. C’était donc une obligation féodale symbolique, attachée à un petit fief ou une tenure.
Gants blancs : Au moyen âge, tout acte important devait se confirmer par l’envoi de gants. Lors de leurs couronnements, les rois de France recevaient une paire de gants blancs.
Hommage : Devoir que le vassal était tenu de rendre au seigneur dont son fief relevait.
Marbotin : Ancienne monnaie espagnole, équivalente au maravédi, dont la valeur a varié selon les époques et les régions.
"Il n’est pas possible de connaître quelle fut constamment la valeur des marabotins, soit en Espagne, soit en Portugal, soit en France, parce qu’elle éprouva bien des variations. Nous savons seulement qu’en 1213, 3160 marabotins de Portugal pesaient 56 marcs d’or ; ainsi chaque marc contenait 60 marabotins, qui par conséquent pesaient chacun 76 grains.." — (L’Encyclopédie).
Mouton d'or :
Le mouton d’or est une monnaie d’or française qui aurait été créée par Louis IX au XIIIe siècle par une ordonnance promulguée le 24 novembre 1226 qui qualifie cette monnaie d'« aignelz à la grosse layne d'or». Image ici.
Moyenne et Basse Justice :
Il existait trois degrés de justice seigneuriale, évoqués dans divers textes (par ex. la Coutume de Saintonge, dans le Sud-Ouest, en 1520). Ces degrés correspondent à une séparation fonctionnelle des compétences, au civil comme au pénal.
La haute justice (non évoquée dans cette page) s'occupait des délits capitaux.
La Moyenne justice.
Le seigneur pouvait juger les rixes, injures et vols. Les délits ne pouvaient pas être punis de mort.
Pratiquement, la moyenne justice joue un rôle important au civil, notamment en matière de successions et de protection juridique des intérêts des mineurs : apposition de scellés, inventaire des biens des mineurs, nomination des tuteurs, etc.
La Basse justice.
La basse justice s'occupait des infractions mineures (délits champêtres et forestiers par exemple), passibles d'une peine pécuniaire, ainsi que de la justice civile (propriété, dettes, gages, curatelles). Les seigneurs justiciers disposaient du produit de l'administration de la justice et partiellement de droits régaliens.
Liée au ban et juridiction, elle appartenait souvent au détenteur de la seigneurie foncière, mais il arrivait aussi qu'elle soit passée en d'autres mains (villes, collectivités campagnardes, autorités cantonales, car juridiction et seigneurie pouvaient être séparées.
Si la seigneurie était assez grande pour qu'il y ait des vavasseurs, les affaires de moyenne et basse justice étaient jugées par leurs soins.
Muance : Droit exigé lors du changement de propriétaire ou de seigneur d'un bien (source : site La langue française).
"Le Plait, que les Latins appellent Placitum est un droict Seigneurial qui est dû par la mutation du Seigneur ou du possesseur de la chose qui y est sujette, ou de tous les deux ensemble, selon qu’il est stipulé: A cause dequoy is est également nommé Mutagium, et en notre langue Muage ou Muance, qui est le même droit que le Relief ou Rachat dans les Provinces de Coûtume."
Denis de Salvaing de Boissieu, Traité du Plait Seigneurial et de son usage en Dauphiné.
La Livre tournois : Il s'agit une ancienne monnaie de compte française valant 240 deniers ou 20 sous, utilisée en France sous l'Ancien régime. Elle remplace progressivement la livre parisis à partir du XIIIe siècle mais ne devient l'unique monnaie de compte qu'en 1667.
Garde du scel : Garde du sceau.
Talbot :
Il s'agit ici de John Talbot, baron Talbot, 1er comte de Shrewsbury et de Waterford, baron Furnival de jure uxoris. Il fut l'un des chefs anglais lors de la guerre de Cent Ans.
John est issu d'une famille Normande originaire du Pays de Caux, vassale des Giffards.
En 1451, Charles VII, roi de France, prend Bordeaux mais les Gascons se révoltent et en appellent au roi d'Angleterre qui envoie un petit corps expéditionnaire sous le commandement de Talbot. Il arrive sous les acclamations de la population qui le surnomme « Roi Talbot ». En quelques semaines, il reprend la Gironde avec le titre de « lieutenant-général de la Guyenne » mais les Français contre-attaquent à Castillon au printemps 1453. John Talbot souhaite attendre avant d'attaquer, mais les Bordelais inquiets pour les vendanges le somment d'attaquer rapidement. Il charge le camp retranché des Français et leurs 300 canons lui répondent. Il reçoit un coup de couleuvrine qui tue son cheval et lui brise la jambe. Il est achevé par des archers bretons qui ne l'ont pas reconnu car il ne porte ni arme, ni armure pour respecter son serment fait au roi de France. Le lendemain, il est porté à la chapelle Notre-Dame-de-Colle qui se situe à côté du champ de bataille. En apprenant sa mort, Charles VII aurait dit : « Dieu fasse merci au bon chevalier ».
Source : article Wikipedia.
Varlet : Jeune noble placé en service auprès d'un seigneur pour faire l'apprentissage de la chevalerie (source Larousse).
Vigerie : Au Moyen Âge, une vigerie était un territoire soumis à la juridiction du viguier, officier de justice de l'époque.