Index des actes transcrits ou annotés
Index des actes transcrits ou annotés
Marie-Thérèse LÉVÊQUE est la sœur cadette de Marie-Louise Calista LÉVÊQUE, la mère de Valentine AUDRY, notre grand-mère.
En 1888, elle épouse Paul ANDRÉ (dit Joseph) dont elle aura une fille, Céline, l'année suivante. Marie-Thérèse meurt prématurément en janvier 1894 à l'âge de 23 ans.
Dans le répertoire de Me Théophile GARDETTE, notaire à Paizay-le-Chapt, on trouve la trace d'un acte d'inventaire enregistré le 29 mars 1901 et du procès verbal de l'état de liquidation enregistré le 9 septembre de la même année.
Extrait du répertoire de Me Théophile GARDETTE
Il s'agit de l'acte de vente d'un terrain situé aux Sablons, commune de La Rochelle, section de Laleu. L'acte est établi par Me Paul BOUCHER, notaire à La Rochelle.
Les vendeurs sont les époux MAROT, Alexandre et Noémie. Ils vendent un terrain de 16 ares divisé en plusieurs parcelles. Celle acquise par Jean et Marie LANSADE couvre 335 m².
En page 3, écrit au crayon dans la marge, figure un descriptif de la maison : "maison sise au Sablons en bois et en tôle composée d'un terre-plain, un rez-de-chaussé de 3 pièces et une cuisine, un jardin, puits commun avec les ZINI, pas d'eau, pas de gaz, pas d'électricité".
En page 4, également dessiné dans la marge au crayon, on trouve un plan grossier du terrain.
Le prix d'acquisition du terrain est de 2.000 francs. Au moment de la signature de l'acte, Jean et Marie LANSADE en on déjà réglé la moitié.
En plus de l'acte notarié lui-même, vous trouverez dans le document accessible en cliquant sur le bouton, le certificat d'inscription aux hypothèques ainsi que les deux quittances attestant du règlement des deux échéances restantes de 500 francs chacune auxquelles il a fallu ajouter les intérêts de 5% l'an.
En janvier 1951, Jean et Marie LANSADE vendent la maison des Sablons à leur fille Jeanne et à son mari Pierre JUBIEN.
L'acte est rédigé par Me Pierre LE BARON. Il est signé par Marie et Jeanne dans les bureaux de l'étude du notaire, 4 rue Albert 1er à La Rochelle. Jean déclare ne pas savoir signer et Pierre a donné procuration a son épouse pour le faire en son nom.
Le descriptif de la maison n'a pas beaucoup changé par rapport à celui reporté sur l'acte de 1920 :
"Une parcelle de terrain sise à Laleu, lieudit „Les Sablons„, commune de La Rochelle, d'une contenance de trois cent trente cinq mètres carrés environ sur laquelle est édifiée une maison en bois et tôle élevée sur terre plein et comprenant un rez de chaussée de trois pièces et une cuisine, avec puits commun avec Zini.
Ledit immeuble ne comporte aucune installation d'eau, de gaz ni d'électricité.
L'ensemble confrontant du nord a Zini, du levant à Hostin, du midi à un passage, et du couchant à une route non classée".
En trente ans, le prix, lui, a bien évolué. Le montant de la transaction s'élève à 26.250 francs.
Le document ci-contre contient l'acte notarié, le certificat d'hypothèque et un courrier du notaire adressé à Pierre JUBIEN.
Dans les papiers laissés par notre mère, il y avait une enveloppe contenant trois versions du testament de son oncle Adonis, une tapée à la machine et deux manuscrites. Les trois sont datées du 2 août 1983.
Adonis RICHARD avait épousé Edith, la sœur d’Émilien SOUVIGNON en août 1927. Il est décédé le 6 février 1994 à l'hôpital de Mauzé-sur-le-Mignon. Je ne sais pas quelle version de son testament a été fournie au notaire à ce moment mais celle que je préfère et la troisième dans le document où il mentionne : "Elle (notre mère) tachera de placer mes animaux et tuera mes volailles et les mangera". C'était bien lui.
En tout cas, il pensait à nous, ses petits neveux, puisqu'il souhaitait que nous recevions au moins une part égale de 10.000 (anciens) francs, si possible...
Les comptes de la succession et la situation financière de notre mère à l'époque n'ont pas laissé de quoi répondre à ses volontés.
Si vous le souhaitez, je vous laisse découvrir les trois versions du testament de 1983, les comptes de la succession, et l'attestation du notaire délivrée en avril 1994.
Si mes souvenirs sont bons, notre père avait particulièrement mal digéré le remboursement de pension mentionné dans les comptes et qu'il avait dû sortir de sa poche. Celles qui connaissent l'histoire apprécieront.