Une section de mitrailleuses du 32ème R.I. (similaire à celle de Roger)
Roger LANSADE, c'est le frère aîné de notre grand-mère du côté paternel. Il est « mort pour la France » sur le front belge le 30 avril 1915 à l'âge de 20 ans.
Un chapitre de ce site, construit à partir de la lecture du courrier que sa sœur avait conservé, lui est consacré.
La présente page contient des éléments historiques qui illustrent les conditions du service militaire et ce qu'à pu vivre le soldat LANSADE pendant les quelques mois passés à défendre Ypres entre novembre 1914 et avril 1915.
Si vous êtes intéressés par cette période et la façon dont les jeunes Français étaient préparés à la guerre, je vous conseille d'écouter l'épisode de l'émission de France Culture, "Le cours de l'histoire" intitulé "Apte au combat ! La fabrique du soldat de la Grande Guerre". Vous retrouverez dans le discours des invités de Xavier Maudit des éléments de contexte et des anecdotes qui éclaircissent certains propos de Roger.
Écouter l'émission
Le 32ème RI était le régiment d'affectation de Roger LANSADE dès son incorporation à Châtellerault.
Le site Gallica de la BNF permet l'accès à l'ouvrage d'André GADIOUX et Maurice POURON intitulé « Ce que nous avons fait - Historique du 32ème Régiment d'Infanterie pendant la campagne 1914-1919 ».
Je vous propose d'en parcourir les passages les plus marquants et qui complètent de façon parfois étonnante le récit fait par Roger.
« Embarqué à Mourmelon-le-Petit le 22 octobre, le régiment arrivait le 24 à Ypres et à Vlamertinghe.
Le 25, la 18e division attaquait dans la direction de Roulers. Zonnebeke avait été enlevé le matin par le 114e et le 135e R. I. Quittant Ypres le 25 au petit jour, le 32e avait pu occuper Zonnebeke le 25 au soir et y passer la nuit. Les événements s'étaient précipités : l'ennemi, battu sur la Marne, avait fait la course à la mer et, dans un effort fantastique, se jetait sur Ypres pour atteindre Calais.
La jolie petite ville flamande, chef-d'œuvre d'élégance, tremblait déjà sous la menace de l'invasion.
L'armée anglaise, décimée, cédait sous la pression des masses allemandes, et la division de territoriaux bretons, qui s'était couverte de gloire, était épuisée. Mais le 9e corps arrivait. Les bons Belges reprenaient confiance ; on se souvient de l'accueil chaleureux qu'ils nous firent. Pauvre ville d'Ypres, qui était si coquette avec ses halles construites par ses drapiers, sa cathédrale, ses vieilles maisons de pierre surmontées de pignons à redans, elle était gaie et animée en octobre 1914. Maintenant qu'en reste-t-il ? Les petits villages de Belgique, qui ne sont aujourd'hui qu'un amas de ruines, étaient alors charmants avec leurs maisons de briques rouges et la flèche en dentelles de leurs églises gothiques : Zonnebeke et Pilkem sont deux noms gravés pour toujours dans la mémoire des anciens du 32e. C'est là que cantonnèrent les bataillons dans la nuit du 25, veillée des armes avant le combat, car le 25 nous nous élancions dans la direction des hauteurs sud de Passchendaele.
Nous y fûmes accueillis par une violente canonnade, mais on progressa d’un kilomètre sous les obus de tous calibres. Le commandant ROBILLOT, blessé, passa le commandement du régiment au commandant POTIER. Dès lors, pendant vingt jours, ce furent des combats incessants, des assauts répétés. De jour, de nuit, toujours en alerte, le 32e défendit pied à pied cette terre boueuse.
Du 1er au 5 novembre, les 2e et 3e bataillons connurent des heures tragiques autour de Veldhoek. Aussi, pour leur bravoure et leur endurance, ils étaient cités à l'ordre de la D. I. ou félicités par la voie de l'ordre.
Ils avaient perdu dans ces combats 8 officiers et 461 hommes.
Le 11 novembre, pendant que le 1er bataillon était porté en première ligne, à l'est de Zonnebeke, les deux autres étaient mis à la disposition du général DE MITRY, qui leur donnait la mission de reprendre la route de Langemarck à Bixschoote. Ils exécutaient cette mission sans trop de pertes. Pendant ce temps, le 1er bataillon, à Zonnebeke, était violemment attaqué le 12, le 13, le 14 : l'ennemi, qui était à 30 mètres de nos tranchées, faillit réussir au carrefour de Broodsceinde, mais il fut contre-attaqué par la 1re compagnie sous les ordres du lieutenant CHOUPAUT, qui fut glorieusement tué. Dans ces opérations partielles, qui demandaient un effort continuel, nous perdions le lieutenant LAFONT et 76 hommes.
A Vlamertinghe, où le régiment, commandé par le commandant NAQUARD, descendit au repos le 17 novembre, le général DUBOIS, commandant le corps d'armée, pouvait féliciter le 32e pour sa belle conduite pendant les derniers jours ; il décorait le commandant POTIER, qui nous avait commandés jusqu'au 12 novembre. C'est là que nous vîmes arriver la haute et mâle silhouette du lieutenant-colonel RONDEAU, qui prit le 24 le commandement du régiment.
De ce jour date une ère nouvelle. Le lieutenant-colonel RONDEAU dirigea avec une autorité indiscutable et un esprit de persévérance admirable la réorganisation du régiment en vue de la guerre qui se stabilisait. Ceux qui n'ont pas connu cette période de tâtonnements et d'adaptation ne se font pas idée du travail qui a été accompli alors par l'armée. Ceux qui n'ont pas séjourné dans la boue de Belgique ne peuvent pas savoir les difficultés qu'il fallut surmonter pour « tenir » contre le froid, contre l'eau, contre l'ennemi.
Celui-ci était déjà armé pour cette guerre de tranchées. Il nous envoyait des grenades, des bombes, ces « bouteilles » que l'on voyait monter puis tomber en ligne droite sur la tranchée. Le soir, quand on se croyait protégé par les ténèbres, partait subitement la lueur vive d'une fusée éclairante. Tous ces engins nouveaux nous étonnaient, et, — faut-il le dire ? — nous acceptions avec peine cette idée nouvelle d'une guerre de matériel. L'offensive générale des 14 et 15 décembre supposait encore que la baïonnette était toute puissante. Le 1er bataillon, sur la route de Menin en direction de Veldhoek, le 3e bataillon, vers Zandworde, se heurtèrent à des défenses accessoires et à des mitrailleuses auxquelles l'artillerie n'avait pas fait le moindre mal. On comprit alors qu'il était préférable d'attendre, de s'organiser dans les tranchées et de remettre les attaques aux beaux jours.
D'ailleurs, un nouvel ennemi nous envahissait : la boue persistante de ce sol gras des Flandres qui s'éboulait et comblait nos tranchées. Nous les consolidions avec peine par quelques fascines ; mais sous l'action de la pluie continuelle, notre travail devenait éphémère. Nous étions dans la boue jusqu'aux genoux ; les culottes, les capotes, usées, déchirées, en étaient imprégnées. Heureux ceux qui pouvaient découvrir de temps en temps quelques pantalons ou quelques gilets civils ! C'était bien la grande misère ! »
Ce passage fait écho à la lettre de Roger du 3 décembre dans laquelle il mentionne que sa section a été mélangée avec les « vieux ».
« C'est dans ces conditions que nous reçûmes de Châtellerault la classe 14. Pauvres gosses ! disaient les vieux. Ils venaient au combat avec la flamme de l'enthousiasme et de beaux, habits. Mais ils n'avaient ni la force ni l'endurance de ceux qu'on appelait déjà « les Poilus ». Bien que les mamans, les fiancées et les marraines envoyassent aux tranchées cache-nez, passe-montagnes et galoches, les nuits glacées, plus que le feu de l'ennemi, décimaient, cette jeunesse, qui pourtant désirait tant se battre. Quelques-uns cependant résistèrent. Quels magnifiques soldats ils furent !
Le régiment était composé de ces « bleus » et de quelques réservistes quand il fut attaqué en février au sud de la route de Menin. Les Allemands avaient d'abord entrepris des travaux de sape en avant des communs d'Hérentage. Ils devenaient menaçants-pour notre 4e compagnie. Celle-ci lança d'abord sur l'ouvrage des bombes Assen, puis, dans la nuit du 3 au 4, vingt-deux pétards de mélinite bouleversaient complètement les travaux ennemis, grâce à l'audace des sergents LAPALUS et PENNETEAU, qui furent cités ; à l'ordre du régiment. La 4e compagnie et son chef, le lieutenant STUREL, étaient félicités par le général LEFÈVRE, commandant la division. Mais le 18, l'ennemi réussit à s'installer dans les décombres du château d'Hérentage, d'où l'expulsa une contre-attaque immédiate du commandant PETITON. Le lendemain, le lieutenant-colonel RONDEAU prenait la direction d'une opération plus importante qui avait pour but de rejeter complètement l'ennemi, dans ses tranchées. Ce ne fut pas facile. Le 1er bataillon, aidé de quelques compagnies du 66e et du 77e, s'élança à 5 heures 45, brillamment entraîné par des chefs comme le sous-lieutenant HÉNAULT et le sous-lieutenant BOURCHENIN ; il était renforcé bientôt par une section du 3e bataillon, commandée par le sous-lieutenant TRANCHANT ; mais il était arrêté à 40 mètres de la tranchée allemande par un feu violent. A 7 heures, il recommençait, puis à 10 heures, sans succès. Enfin à 15 heures, après une concentration de feux d'artillerie, de mitrailleuses, de pétards et de bombes sur l'objectif, les sections par petits groupes, commandés par des caporaux comme MINIER, par des hommes d'un courage indomptable comme PARCELLIER, comme ABBE, s'emparèrent de la position qui était remplie de cadavres. »
Cette période de repos est reprise dans les lettres écrites par Roger entre le 28 mars et le 12 avril.
« L'affaire d'Hérentage, dont les communiqués parlèrent, devait être la dernière avant notre retour en France. Le 26 mars, nous mettions le pied sur la terre française à Herzeele (Nord) après cinq mois de campagne en Belgique.
Jamais le ciel de notre patrie ne nous avait paru plus lumineux et plus gai après ces longs mois de brouillard et de pluie. Par un printemps encore timide, nous marchions tous les jours vers l'Artois et nous inscrivions sur nos carnets de route des noms de villages : Bollezeele, Moulle, Setques, Lisbourg, le Groseillier, Herlincourt, Hautecloque, Framécourt, Ivergny, Lucheux, Manin, Givenchy-le-Noble… »
« Nous avions commencé la vie de cantonnement, qui nous paraissait très douce et toute nouvelle, quand le 25 à 6 heures le régiment reçut l'ordre de se tenir prêt à embarquer. Il était dirigé par Hazebrouck sur la Belgique, où il gagnait à la nuit Staveele-Staveelhoek. L'heure était grave pour que la 18e D. I. fût rappelée si vite dans ces plaines de Belgique, où elle avait tant combattu et tant souffert. En effet, - nous devons nous rappeler l'heure émotionnante où les Allemands finirent de se mettre à dos l'humanité, - l'ennemi venait d'attaquer les troupes anglo-françaises par des nappes de gaz asphyxiants. Protégés par cet engin nouveau, contre lequel personne n'avait songé à se garantir, les meilleurs bataillons de l'armée allemande s'étaient avancés en masses vers le canal de l'Yser, qu'elles allaient atteindre quand nous arrivâmes pour soutenir la brigade marocaine du colonel MORDACQ.
Le 27, nous marchions sur Pilkem, après avoir laborieusement franchi le canal sur deux passerelles. Le 28, le bataillon POTTIER (2e) était en première ligne et par son attitude résolue arrêtait l'ennemi ; mais il fallait passer à l'offensive. La brigade MORDACQ, encore incommodée par des dégagements de vapeurs de chlore, ne pouvait continuer le combat ; d'ailleurs, les violents barrages d'artillerie lourde, dont les Allemands faisaient un usage de plus en plus exclusif, rendaient très meurtrière la progression. Le 32e dut relever le 3e zouaves, et la 35e brigade, commandée par le général DE CUGNAC, reprenait à son compte la contre-offensive. Au matin du 30 avril, le lieutenant-colonel RONDEAU disposait des trois bataillons du 32e et de deux bataillons du 66e, soutenus par l'artillerie franco-anglaise. »
Le récit qui suit est celui de la bataille au cours de laquelle Roger à été tué.
« Ce combat du 30 avril tient une telle place dans l'histoire de notre régiment, qu'il mériterait une étude importante qui dépasse certainement les cadres de cette brochure. Nous y avons vu tellement d'héroïsmes, qu'il est impossible de faire ressortir complètement le rôle de chacun. Mais la victoire fut ce jour-là si évidente, que nous devons cependant en avoir toujours présentes à la mémoire les principales phases.
Le terrain d'attaque était à gauche, en face du 1er bataillon, constitué par un glacis bordé de haies. La distance à parcourir de 150 mètres environ. A droite, devant le 2e, la distance était moindre : 40 à 50 mètres ; mais les défenses accessoires de l'ennemi paraissaient intactes. L'artillerie était gênée par la proximité des lignes et par le brouillard intense qui fit reporter à 11 heures 15 l'attaque fixée primitivement à 7 heures 55. A cette heure, toute notre ligne se porta en avant avec le plus bel élan.
Le commandant PETITON, debout sur la tranchée, cible superbe, applaudissait ses hommes : il tomba mortellement blessé. La 2e compagnie, qui fut citée à l'ordre du régiment, et la 3e compagnie mettaient pied dans un élément de tranchée allemande, où elles étaient soumises à des feux violents d'enfilade. A droite, le 2e bataillon, en liaison avec un bataillon du 66e, lançait deux de ses compagnies dans la direction ouest de Pilkem. Par deux fois, la 5e compagnie se brisa sur un fort réseau de fils de fer. Le caporal ÉMERIAU s'offrit alors spontanément pour se mettre à la tête d'un groupe d'hommes décidés qui iraient couper les fils de fer. « Je sais bien que nous allons à la mort, dit ÉMERIAU à son lieutenant ; mais c'est de bon cœur pour la France ! » ÉMERIAU et ses hommes furent tués, mais la tranchée fut enlevée. La 5e compagnie et le 2e bataillon étaient cités à l'ordre du régiment. La 7e compagnie, qui était à sa gauche, avait été également « très chic ». Elle était commandée par le capitaine D'ARGENSON. Cet officier, de grande intelligence et de haut caractère, ancien député de Châtellerault, venu sur sa demande du 69e territorial au 32e, trouva pendant l'assaut une mort héroïque. Tant de sacrifices si cruels ne furent pas inutiles : la position allemande fut emportée, l'offensive ennemie enrayée, des prisonniers furent faits. Toute la nuit les Allemands se présentèrent en rampant on en colonnes par quatre., inondant nos tranchées de grenades plates, de bombes, de pétards, de boules asphyxiantes. Mais, derrière la première, l'adjudant DUPERRÉ avait entraîné sa section de mitrailleuses, la 2e qui fut citée à l'ordre du régiment ainsi que la 1re. Il l'avait installée dans la tranchée reconquise et avait retourné contre l'ennemi deux de ses propres mitrailleuses abandonnées. Pendant trente-six heures, toutes les attaques échouèrent devant cette solide résistance. L'adjudant DUPERRÉ et le sergent-fourrier GARNIER recevaient quelques jours plus tard la médaille militaire sur le champ de bataille des mains du général DE CUGNAC. Avec les deux officiers dont nous avons parlé, le régiment perdait deux sous-lieutenants : MM. PÉRONNE et ROUGER, et 87 hommes. Six autres officiers étaient blessés et 323 soldats. Il y avait, en outre, 102 disparus, soit au total 521 hommes hors de combat.
La Belgique nous coûtait cher, mais à Ypres nous avions vaincu l'Allemagne et nous avions sauvé Calais. Le régiment recevait une lettre de félicitations du général commandant le détachement d'armée en Belgique, en attendant qu'il fût cité à l'ordre de l'armée. »
Le 135ème R.I. est le régiment dans lequel Ernest (Alphonse AMBROIS), le cousin de Roger, a servi en 1914-1915.
Voici un extrait de l'histoire de ce régiment corroborant le récit fait par Roger dans ses lettres.
« Le 135eme jouit ensuite d'un repos bien gagné, le premier depuis la mobilisation, puis il reprend les lignes au nord de THUISY, où il reste jusqu'au 20 octobre 1914. A ce moment la 18eme division d'infanterie est regroupée pour aller en Belgique, ou les Allemands viennent de déclencher leur fameuse attaque sur CALAIS. Le 22 octobre, le régiment embarque a MOURMELON et débarque le lendemain à HAZEBROUCK et BAILLEUL, d'où il est transporté rapidement en auto-camions jusqu'à YPRES. L'ennemi faisant des efforts de plus en plus violents pour atteindre la mer, il fallait se hâter pour lui barrer le passage. C'est à cette époque que le régiment a trouvé un des plus mauvais secteurs de toute la campagne. Le terrain n'est plus qu'un vaste bourbier coupé par des tranchées et des boyaux presque remplis d'eau, par lesquels le ravitaillement est presque impossible; la température, s'abaissant de plus en plus, vient augmenter encore la souffrance physique de nos glorieux Poilus.
Le 25 octobre 1914, le 135eme en liaison avec le 114eme attaque et s'empare de Zonnebeke, malgré la violence de l'artillerie et la forte résistance de l'infanterie allemande. Le régiment fait une centaine de prisonniers et prend plusieurs mitrailleuses ; le lendemain 26 et surlendemain 27, nous poursuivons notre avance et dépassons la route de ZONNEBECKE-BECELAERE. Dures journées pour le 135eme qui perd le Colonel MAURY tué en avant de nos lignes. La bataille fait rage, l'ennemi veut à tout prix s'emparer d’Ypres chaque jour et renouvelle ses attaques, mais le 135ème tient bon malgré les pertes cruelles qu'il éprouve.
Le commandant de SOLNINIHAC, qui a remplacé le colonel MAURY, est blessé; le commandant MARIANI prend le commandement du régiment jusqu’à l’arrivée du commandant COLLIARD, qui est tué presque aussitôt. Pendant trois semaines, le régiment reste dans la fournaise de l’Yser. Les compagnies n'ont plus que quelques dizaines d'hommes, transis, affamés, boueux et déguenillés, qui se battent comme des lions.
Le 12 novembre nouvelle attaque allemande, d'une rare violence ; grâce au brouillard notre première ligne tombe entre leurs mains, mais le 92ème régiment d'infanterie, composé de troupes fraîches, rétablit la situation des le lendemain. Le 135ème tient la position jusqu'au 21 novembre grâce aux renforts de la classe 14 qui arrivent.
Après quatre jours de repos a l'ouest d’Ypres, le régiment remonte en secteur sous le commandement du colonel AUDIAT-THIRY, sur la ligne Hooge-Zillebecke. »
Note : Le site internet d'où ce texte est tiré contient une impressionnante collection de photos de la Grande Guerre. N'hésitez pas à le consulter.
La période de Noël 1914 a été l'occasion pour des soldats Allemands, Britanniques ou Français de sortir de leurs tranchées pour aller en paix à la rencontre de l'ennemi. Plusieurs témoignages d'actes de fraternisation le long du front ont été rapportés.
Si l'on s'en réfère au récit que Roger à fait de sa nuit de Noël, de tels évènements ne se sont pas produits dans son secteur et l'information, soigneusement censurée par les états majors ne lui est pas parvenue.
Les témoignages sont pourtant intéressants et révélateurs de l'état d'esprit qui régnait chez ces jeunes soldats.
Un article du site "L'histoire en questions" raconte ce que certains ont pu vivre pendant cette brève période.