Si j'ai choisi de débuter le récit de l'histoire de nos aïeux JUBIEN par la photographie ci-contre, c'est parce qu'elle illustre la façon dont cette famille a suivi le cours de l'histoire et l'évolution de la société.
Les trois personnes sur ce portrait sont : Pierre JUBIEN dans son uniforme de gendarme, son épouse Zoë JEAN et leur fils Georges, le futur grand-père de Jean JUBIEN, notre père.
Si l'on se réfère à la taille de Gorges, on peut situer la prise de vue vers 1875.
L'Empire de Napoléon III s'est écroulé 5 ans auparavant et Pierre sert maintenant la toute jeune 3ème République française. La photographie est une invention récente (vers 1830). Elle avait néanmoins atteint le bourg de Brioux-sur-Boutonne. Nous verrons plus tard que notre gendarme ne disposait pas de gros moyens et qu'il devait être assez fier de sa famille pour s'offrir ce portrait.
Zoë, fille de boulanger, porte encore la coiffe traditionnelle du Poitou.
Pierre JUBIEN personnalise la fin d'une histoire familiale d'agriculteurs de la région de Béceleuf, située à une vingtaine de kilomètres au nord de Niort, quand il intègre l'armée impériale puis la gendarmerie avec une affectation à Brioux cinquante kilomètres plus au sud.
Georges, lui, sera le point de départ de notre histoire rochelaise quand, en 1886, il intègre le lycée Eugène Fromentin en qualité de répétiteur général puis de professeur adjoint. C'est lui qui fera l'acquisition de la maison familiale de la rue Jourdan.
Quand l'armée allemande a envahi la France en 1940, c'est dans la famille de ses grands-parents, à Brioux, que notre père est venu se réfugier. Et c'est là qu'il a fait la connaissance de Maggy SOUVIGNON, celle qu'il allait épouser en 1947.
Faites avancer les images du carrousel ci-dessous pour situer plus précisément les origines de notre famille.
Nous devons très probablement avoir un ancêtre unique originaire de Béceleuf ou de Villiers-en-Plaine mais les documents d'archives ne m'ont pas encore permis de l'identifier. Par contre, ce qui est avéré, c'est que deux familles JUBIEN sans doute issues de ce même ancêtre, ont permis à notre aïeul Pierre JUBIEN, le fameux gendarme à cheval sous l'Empire et la République, de voir le jour le mardi 21 juin 1831 à Béceleuf.
La première, est celle d'un certain Jean JUBIEN demeurant à Villiers-en-Plaine. Le document qui a permis de l'identifier est l'acte de décès de son épouse Perrette HÉRAULT ☸ morte le 8 décembre 1681 à l'âge de 90 ou 92 ans. Elle demeurait au village de Champbertrand situé sur la commune de Villiers. Si l'on se réfère à cet acte, Perrette est née à la fin du XVIème siècle et a dû épouser Jean JUBIEN au début du XVIIème.
La seconde est celle du couple Pierre JUBIEN & Marie RICHET ☸ qui a vécu au village de Béceleuf dans les années 1630 - 1700. C'est cette branche qui a transmis le nom jusqu'à nous.
Pour mieux visualiser l'enchaînement des unions menant à la naissance du gendarme JUBIEN, vous pouvez vous appuyer sur le schéma ci-dessous.